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L'économie informelle camerounaise : un eldorado pour les fintechs

Des millions gagnent quotidiennement. Cette startup camerounaise veut convaincre les banques de leur prêter.

Dans les rues animées de Douala ou Yaoundé, le « bend-skin » est un rituel quotidien pour les conducteurs de moto-taxi. Ce terme évocateur décrit la manière dont ils serrent leurs affaires - et leur cœur - à chaque nid-de-poule. Depuis la dévaluation du franc CFA en 1994, ces motos sont devenues bien plus qu’un moyen de transport : elles représentent souvent l’unique source de revenus pour des milliers de jeunes.

Pourtant, la plupart de ces conducteurs ne possèdent pas leur deux-roues. Ce constat s’applique à bien d’autres professions informelles au Cameroun, des vendeurs de smartphones aux aviculteurs en passant par les commerçants. C’est dans ce contexte que des plateformes comme BEE émergent, transformant la région CEMAC en laboratoire grandeur nature pour de nouvelles solutions de financement.

Une économie parallèle qui fait vivre 90% des Camerounais

La Communauté Économique et Monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC) fonctionne au rythme d’une économie informelle dominante. Au Cameroun, près de 90% des travailleurs évoluent dans ce secteur, un phénomène qui s’étend à l’ensemble de la région. La Banque mondiale estime que plus de 65% des emplois en CEMAC sont informels, concentrés dans des activités à faible productivité.

Cette réalité économique contraste avec les structures traditionnelles du crédit. Alors que le mobile money prospère - 28% des adultes africains en possèdent un, soit plus du double de la moyenne mondiale - l’accès au crédit formel reste limité. Selon les données de la Banque mondiale, plus de la moitié des adultes subsahariens ont emprunté en 2021, mais principalement auprès de leur entourage.

La RDC, cas particulier au sein de la CEMAC

Bien que n’appartenant pas à l’union monétaire CEMAC, la République Démocratique du Congo partage les mêmes caractéristiques économiques. Une population largement payée en espèces, sans trace écrite reconnue par le système bancaire traditionnel. Pourtant, cette économie informelle est loin d’être stagnante.

Le mobile money y joue un rôle crucial, permettant des transactions quotidiennes qui échappent aux circuits bancaires classiques. Cette dynamique crée un terreau fertile pour les innovations financières, comme celles proposées par BEE.

Vers une formalisation progressive du crédit

Si l’emprunt informel reste la norme, des signes de changement apparaissent. Le crédit lié au mobile money kenyan montre qu’une autre voie est possible. En CEMAC, cette transition vers des solutions formelles pourrait être accélérée par l’émergence de nouvelles plateformes financières.

Ces acteurs innovants pourraient bien devenir les catalyseurs d’une transformation économique plus large, permettant à ces millions de travailleurs informels d’accéder enfin au crédit qui leur fait défaut.

Rédigé avec l'aide de l'IA. Relu et édité par la rédaction AfricanCEO.

Source: techcabal.com

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