← Retour aux articles

Un trade discret de 2022 ébranle l'empire Bitcoin d'Afrique

Un coup dur pour Africa Bitcoin Corporation

Ce qui devait être un moment triomphal pour Africa Bitcoin Corporation s’est transformé en un cauchemar réglementaire. L’entreprise, pionnière africaine à avoir intégré le bitcoin dans ses réserves de trésorerie, était sur le point d’obtenir une cotation secondaire à Londres. Au lieu de cela, ses dirigeants se retrouvent bannis du secteur financier sud-africain pour 20 ans.

Des manœuvres suspectes en 2022

En septembre 2022, alors que l’entreprise s’appelait encore Altvest Capital et était cotée à la Bourse de Cape Town, Warren Wheatley (PDG), son épouse Tatum Keshwar-Wheatley et Akshay Karan (directeur des investissements) ont orchestré une série de transactions sur seulement quatre jours. Selon la Financial Sector Conduct Authority (FSCA), ces opérations ont artificiellement gonflé le cours de l’action et créé une fausse impression de demande.

Les trois dirigeants contestent ces accusations, arguant que les montants échangés étaient négligeables et qu’ils vérifiaient simplement l’application des taxes. La FSCA a rejeté ces arguments, soulignant que le préjudice causé et l’intention derrière les transactions étaient bien plus graves.

Des sanctions lourdes

Le 30 août 2026, la FSCA a infligé des amendes totalisant 10 millions de rands : 5 millions pour Wheatley et sa société WGW Capital, 3 millions pour Keshwar-Wheatley et son entreprise, et 2 millions pour Karan. Tous trois sont désormais interdits d’exercer dans le secteur financier sud-africain pour deux décennies.

Un leadership en crise

Le conseil d’administration a été informé des décisions de la FSCA le 30 août. Le lendemain, Wheatley et Karan ont été placés en congé de précaution, tandis que les services de conseil de Keshwar-Wheatley ont été suspendus. Stafford Masie, un directeur exécutif en poste, a pris les rênes en tant que CEO par intérim.

Masie a adopté un ton mesuré dans ses premières déclarations publiques : “Nous sommes solidaires de ce que traversent Warren, Akshay et Tatum. Ils ont joué un rôle clé dans la construction d’une entreprise remarquable.” Cependant, sa priorité est claire : “Maintenir le cap, assurer la stabilité et protéger ce qui a été bâti.”

Un avenir incertain

Africa Bitcoin Corporation, qui détient 5,53 bitcoins (environ 6,68 millions de rands) et finance des PME africaines, est cotée sur plusieurs places boursières, dont le JSE, A2X, la Bourse namibienne et l’OTCQB aux États-Unis. La cotation à Londres devait couronner une expansion ambitieuse, offrant aux investisseurs européens un accès direct à ce qu’elle présente comme le premier accélérateur de croissance des PME soutenu par du bitcoin.

Mais aujourd’hui, cette stratégie est sérieusement compromise. La FSCA a utilisé l’un de ses outils les plus sévères contre les fondateurs d’une entreprise phare du bitcoin en Afrique. Wheatley a indiqué qu’il ne commenterait pas publiquement le litige, mais son recours sera examiné par le Financial Services Tribunal.

Pour l’instant, l’entreprise est en mode gestion de crise, cherchant à rassurer les investisseurs sur la solidité de l’entité malgré le départ forcé de ses fondateurs.

L’Afrique du Sud, un régulateur strict des crypto-actifs Le pays a licencié plus de 300 prestataires de services d’actifs crypto et développe l’un des cadres réglementaires les plus robustes du continent. La FSCA mène des inspections et crée des forums de dialogue avec l’industrie, faisant de la débarmentation un outil dissuasif majeur.

Rédigé avec l'aide de l'IA. Relu et édité par la rédaction AfricanCEO.

Source: weetracker.com

Besoin de conseil en IA, fintech ou transformation digitale ? Contactez SoatDev →