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Lagos en première ligne pour révolutionner la finance africaine

Alors que GITEX Nigeria ouvrait ses portes, un constat alarmant a été dressé par Dr Armstrong Ume Takang, CEO de MOFI : les investisseurs nigérians brillent par leur absence dans le financement des startups locales. Pourtant, en 2024, le Nigeria a capté 1,18 milliard de dollars sur les 3,6 milliards investis en capital-risque en Afrique. Un paradoxe saisissant où l’innovation reste locale, mais les bénéfices s’expatrient.

Cette réalité a servi de tremplin à l’annonce majeure de GITEX : le lancement en 2027 de MINT AFRICA, plateforme dédiée à la transformation financière du continent. Le projet ambitionne de réunir régulateurs, banques et innovateurs autour des actifs numériques. Pour Takang, cette initiative offre une solution concrète au problème de fuite des capitaux : la tokenisation des actifs publics.

MOFI vise ainsi à multiplier par six ses actifs sous gestion d’ici 2034, passant de 18 à 100 milliards de nairas. Cette stratégie s’inscrit dans un écosystème financier nigérian dynamique, où Lagos joue un rôle central. La ville concentre l’essentiel de l’écosystème fintech africain, bénéficiant d’une masse critique en talents et infrastructures.

Tunbosun Alake, commissaire à l’Innovation de Lagos State, a souligné la nécessité de transformer l’innovation en deals concrets. Son collègue Ganiyu Oseni a rappelé l’importance des infrastructures fondamentales, investies massivement ces dernières années. Un message clair a été adressé aux investisseurs internationaux : Lagos privilégie les partenariats opérationnels à l’admiration distante.

Cette dynamique s’inscrit dans un contexte plus large de réformes économiques, soutenues par la Banque africaine de développement. Le Nigeria se positionne ainsi comme le laboratoire privilégié de la finance programmable en Afrique, avec Lagos pour épicentre incontesté.

L’enjeu dépasse les frontières nigérianes : il s’agit de créer un modèle où l’innovation locale génère une richesse qui profite en priorité aux populations africaines. MINT AFRICA pourrait bien devenir le catalyseur de cette révolution financière tant attendue.

Rédigé avec l'aide de l'IA. Relu et édité par la rédaction AfricanCEO.

Source: technext24.com

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