Charikaty, la legaltech marocaine, vise l'expansion MENA avec une levée de fonds stratégique
Charikaty, la startup marocaine spécialisée dans les services juridiques et comptables, vient de lever des fonds pour accélérer son expansion au Moyen-Orient et en Afrique du Nord. Une stratégie audacieuse qui pourrait redéfinir le paysage de la legaltech dans la région.
Fondée initialement pour simplifier la création d’entreprises au Maroc, Charikaty étend désormais son champ d’action. La startup a récemment bouclé un tour de financement en amont (pre-seed) évalué à 3 millions d’euros. Parmi les investisseurs figurent Red Tape Ventures, basé à Dubaï, Faris Al-Obaid de Mastercard Kuwait, et le footballeur saoudien Faris Abdi. Ces nouveaux fonds serviront à développer deux nouvelles offres et à pénétrer des marchés clés comme l’Égypte et les pays du Conseil de coopération du Golfe (GCC).
Une plateforme qui évolue avec les besoins des entrepreneurs
L’histoire de Charikaty commence par une mission simple : faciliter la création de sociétés en ligne. Sa plateforme permet aux entrepreneurs de former des SARL, SAS ou des filiales étrangères en intégrant signatures électroniques, tarifs fixes et dépôts en ligne. Certaines demandes sont traitées en seulement trois jours. Un service dédié aux Marocains de l’étranger complète cette offre, permettant à plus de 100 pays d’accéder à ces services à distance.
Mais Charikaty ne s’arrête pas là. Aujourd’hui, la startup propose des services élargis : modifications statutaires, domiciliation d’entreprise, comptabilité, dépôts de marques et même liquidation d’entreprises. Chaque dossier est suivi par un juriste dédié, assurant une personnalisation du service. Cette évolution stratégique répond à un constat : l’incorporation d’une entreprise est une transaction ponctuelle, tandis que la comptabilité et la conformité représentent des besoins récurrents. En se positionnant sur ces services, Charikaty renforce ses relations à long terme avec les entreprises.
Le Maroc, laboratoire d’innovation pour l’Afrique du Nord et le Moyen-Orient
L’expansion de Charikaty intervient dans un contexte favorable. Le Maroc accélère sa transition numérique, avec plus de 50 300 entreprises créées électroniquement depuis l’introduction du système de formation numérique. En 2026, les créations d’entreprises en ligne représentaient déjà 44 % du total. Ce mouvement s’étend à d’autres pays de la région, comme l’Égypte et l’Arabie saoudite, qui ont déjà mis en place des systèmes de facturation électronique.
Cependant, cette expansion ne sera pas sans défis. Chaque marché possède ses propres réglementations en matière de droit des sociétés, de fiscalité et de conformité. Charikaty devra adapter ses solutions pour répondre à ces spécificités tout en maintenant une technologie accessible aux petites entreprises.
Diversification et ambition régionale
Charikaty ne se limite plus aux services juridiques et comptables. En septembre, la startup a lancé Webaty, un service de création de sites web sur mesure pour différentes professions. Ce nouveau produit s’appuie sur l’expérience acquise dans plus de 16 secteurs d’activité, illustrant une ambition plus large : devenir un partenaire complet pour les entreprises, de leur création à leur développement.
L’Égypte et les pays du GCC représentent un marché prometteur, mais aussi un environnement complexe. Charikaty devra concilier adaptation locale et simplicité d’utilisation pour séduire ces nouveaux clients. La question centrale reste de savoir si la startup parviendra à transformer son service initial d’incorporation en un modèle économique basé sur des revenus récurrents.
Avec cette levée de fonds, Charikaty dispose désormais des moyens nécessaires pour tester son modèle dans plusieurs nouveaux marchés. La participation d’investisseurs du Golfe pourrait également faciliter son implantation dans la région. Reste à savoir si la startup saura relever le défi de s’adapter aux spécificités juridiques et administratives de chaque pays.**
Rédigé avec l'aide de l'IA. Relu et édité par la rédaction AfricanCEO.
Source: techbuild.africa