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Zeepay : la chute spectaculaire d'une star fintech ghanéenne

En moins d’une semaine, Zeepay est passée du statut de fintech prometteuse à celui de paria du secteur financier ghanéen. La Banque de Ghana a révoqué son agrément d’émetteur électronique de monnaie (DEMI) mardi, mettant fin à une descente aux enfers marquée par des manquements réglementaires répétés et un effondrement de la confiance.

Une régulation qui sonne le glas

La décision de la Banque de Ghana intervient après des mois de tensions. L’institution accuse Zeepay d’avoir émis de l’argent électronique sans les réserves en cash correspondantes, créant un déficit mettant en péril les clients et la stabilité du système de paiement national. Le régulateur souligne également le refus persistant de la société d’injecter les fonds nécessaires pour couvrir les soldes clients et de cesser ses activités d’émission électronique.

Cette révocation intervient dans un contexte déjà tendu. En avril 2026, la Haute Cour a condamné Zeepay et son PDG, Andrew Takyi-Appiah, à verser plus de 11,6 millions de dollars à un client pour des transferts non exécutés. Pire encore : les preuves ont révélé que des fonds litigieux avaient été directement versés sur le portefeuille mobile personnel du dirigeant, et non dans les comptes de l’entreprise.

Des signes avant-coureurs ignorés

Fondée en 2014, Zeepay avait pourtant tout pour réussir. En 2023, elle traitait plus de 10 millions de transactions pour un montant dépassant les 3 milliards de dollars. Pourtant, derrière cette croissance apparente, les dysfonctionnements s’accumulaient.

En février 2026, le directeur financier a démissionné dans des circonstances explosives, alertant la Banque de Ghana et l’Office de lutte contre la criminalité économique sur des « faiblesses matérielles et abus » dans les opérations de trésorerie. Dans la foulée, Ernst & Young a claqué la porte de l’audit 2024, invoquant des « préoccupations sérieuses sur la qualité et la fiabilité des informations ».

Un effet domino international

Les problèmes de Zeepay ne se limitent pas au Ghana. En Barbade, sa filiale Zeemoney a vu son agrément suspendu avant de demander sa liquidation volontaire. Parallèlement, un créancier a engagé une procédure de mise en liquidation pour un dette de 1,22 million de dollars.

La Banque de Ghana a appelé les détenteurs de portefeuilles Zeepay à contacter son service support, rappelant que les prestataires de services de paiement dont l’agrément est révoqué doivent rembourser leurs clients sous dix jours.

Un secteur fintech ghanéen résilient

Face à cette crise, la Digital Chamber, qui représente les prestataires de services de paiement agréés, a tenu à rassurer : cette révocation concerne une seule institution et ne reflète pas la solidité globale du secteur financier numérique ghanéen.

Pourtant, l’affaire Zeepay laisse des traces. Elle illustre les risques de croissance trop rapide sans gouvernance solide et rappelle l’importance cruciale du respect des régulations dans un secteur où la confiance est reine.

Rédigé avec l'aide de l'IA. Relu et édité par la rédaction AfricanCEO.

Source: weetracker.com

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