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MNT-Halan mise sur la Bourse du Caire malgré l'exode des fintechs africaines vers les places étrangères

MNT-Halan, le géant égyptien des fintechs, défie la tendance en choisissant de s’introduire en Bourse localement. Alors que ses concurrents africains optent pour New York, Hong Kong ou Londres, cette décision soulève des questions cruciales sur l’attractivité des marchés boursiers du continent.

Une IPO qui contraste avec la tendance régionale

Alors que les fintechs africaines les plus dynamiques se précipitent vers les places boursières internationales, MNT Tech Holding for Financial Investments, filiale du licorne égyptien MNT-Halan, a déposé une demande officielle pour coter 1,6 milliard d’actions sur le marché principal de la Bourse égyptienne. Cette opération, qui pourrait valoriser ses activités locales entre 900 millions et 1 milliard de dollars, intervient dans un contexte où les acteurs majeurs du secteur s’apprêtent à franchir le cap de la cotation publique. OPay, PalmPay et Airtel Money, tous liés au Nigeria, visent respectivement New York, Hong Kong et Londres pour des valorisations allant jusqu’à 10 milliards de dollars. MNT-Halan se distingue en choisissant le marché local, un pari qui interroge sur les défis structurels auxquels font face les places boursières africaines.

Un acteur clé du paysage financier égyptien

Fondée en 2018, MNT-Halan s’est imposée comme une plateforme fintech intégrée verticalement, couvrant le microcrédit, les paiements, la finance consommateur et l’e-commerce. Avec plus de 7 millions de clients en Égypte et plus de 10 milliards de dollars de prêts accordés depuis sa création, l’entreprise occupe une position dominante. En juin dernier, un tour de financement mené par Al Ahly Capital a porté sa valorisation globale à 1,4 milliard de dollars. L’IPO concernera uniquement ses activités égyptiennes, laissant ses filiales aux Émirats Arabes Unis, en Turquie et au Pakistan dans le secteur privé.

Le test de la Bourse égyptienne

Cette introduction en Bourse représente un véritable test pour la Bourse du Caire. L’indice EGX affiche une hausse de 23,6% depuis le début de l’année, et la fintech Valu avait vu ses actions s’envoler de 852,4% lors de son premier jour de cotation l’an dernier. Cependant, la place égyptienne manque encore de profondeur pour rivaliser avec les grandes places internationales. Un sondage révèle que 76,5% des startups nigérianes financées détiennent des capitaux en dollars, rendant la volatilité des taux de change un facteur critique dans les décisions de cotation. La Bourse nigériane n’a enregistré aucune IPO de startup depuis des années.

Un ancrage local comme atout majeur

MNT-Halan mise sur ses racines profondes en Égypte, où elle détient plus de 25% du marché de la microfinance et se positionne comme le septième établissement financier du pays en termes de couverture. Cette implantation locale, couplée à un bassin d’investisseurs nationaux déjà acquis aux fintechs, pourrait rendre la cotation au Caire plus viable qu’elle ne le serait pour un acteur nigérian. Par ailleurs, le gouvernement égyptien soutient activement la transformation numérique et l’inclusion financière via des plateformes technologiques.

Cette décision stratégique de MNT-Halan pourrait bien marquer un tournant pour les marchés boursiers africains, prouvant qu’une approche locale peut parfois l’emporter sur les sirènes des places internationales.

Rédigé avec l'aide de l'IA. Relu et édité par la rédaction AfricanCEO.

Source: weetracker.com

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