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Uber quitte l'Afrique de l'Est : un retrait stratégique ou un échec ?

Uber tourne la page sur deux marchés clés en Afrique de l’Est. Après plus d’une décennie de présence, le géant du covoiturage annonce son retrait du Nigeria et de l’Ouganda. Une décision qui s’inscrit dans une série de désengagements sur le continent, interrogeant la viabilité du modèle économique d’Uber en Afrique.

Un retrait annoncé sans fanfare

Les utilisateurs nigérians et ougandais d’Uber ont découvert la nouvelle cette semaine : l’application ne propose plus de trajets. Les chauffeurs, quant à eux, ont reçu une indemnité de transition pour faciliter leur reconversion. Cette décision intervient alors qu’Uber annonce un plan de réduction d’effectifs touchant 3 300 employés, soit 10 % de ses effectifs mondiaux. Le groupe souhaite recentrer ses activités sur le covoiturage, la livraison et les véhicules autonomes.

Les défis du marché africain

Uber avait débarqué à Lagos en 2014 et à Kampala en 2016, dans le cadre de son expansion africaine. Cependant, développer un marché et en tirer des profits sont deux choses distinctes. Au Nigeria, les tensions autour des tarifs et des commissions ont été récurrentes. En mars 2026, les chauffeurs ont manifesté pour dénoncer la baisse de leurs revenus. La hausse des prix de l’essence, les coûts d’entretien des véhicules et la concurrence accrue ont rendu l’équation économique de plus en plus difficile à équilibrer. En août, l’Autorité fédérale des aéroports du Nigeria (FAAN) a également durci les règles pour les services de covoiturage dans les aéroports, limitant leur accès aux passagers.

Une stratégie de recentrage

Uber n’a pas évoqué la concurrence, les conflits avec les chauffeurs ou les restrictions de la FAAN comme raisons de son départ. Le groupe explique cette décision par une révision de ses priorités commerciales et de ses investissements en Afrique. Pourtant, depuis septembre 2025, Uber a quitté la Côte d’Ivoire et la Tanzanie. Cette semaine, le service budget UberX a également été discontinué en Afrique du Sud. Le groupe reste présent au Kenya, en Afrique du Sud, au Ghana et en Égypte.

Un revers pour le Nigeria, une victoire pour le Kenya

Alors qu’Uber quitte le Nigeria et l’Ouganda, les plateformes de covoiturage au Kenya ont de quoi célébrer. La Haute Cour du pays a déclaré inconstitutionnelles certaines parties des règlements de l’Autorité nationale de transport et de sécurité (NTSA) de 2022. Parmi ces règles, celle limitant les commissions des plateformes à 18 % du prix d’un trajet. La cour a également bloqué l’obligation pour les plateformes de conserver des données détaillées sur les passagers et les chauffeurs pendant trois ans.

En 2022, le Kenya avait décidé de réguler davantage le marché du covoiturage. Les chauffeurs se plaignaient des commissions de 25 % à 30 % prélevées par les plateformes. Le gouvernement avait alors fixé un plafond de 18 % pour ces commissions. Bolt, l’une des plateformes concernées, avait contesté cette décision en 2025. La cour a donné raison aux plateformes, estimant que le gouvernement n’avait pas suffisamment justifié la nécessité de limiter les tarifs des services.

Quelles leçons pour l’Afrique ?

Le retrait d’Uber du Nigeria et de l’Ouganda pose la question de la pérennité des modèles économiques occidentaux en Afrique. Les entreprises doivent s’adapter aux spécificités locales, notamment en matière de coûts et de régulation. Pour les entrepreneurs africains, ces développements offrent des opportunités pour combler le vide laissé par Uber et proposer des solutions plus adaptées aux réalités locales.

En parallèle, la victoire des plateformes de covoiturage au Kenya montre l’importance de défendre ses intérêts face aux régulations gouvernementales. Les entreprises doivent être prêtes à engager des batailles juridiques pour protéger leur modèle économique.

Le retrait d’Uber en Afrique de l’Est est un signal fort pour les investisseurs et les entrepreneurs. Il rappelle que le succès sur ce continent nécessite une compréhension fine des marchés locaux et une capacité à s’adapter rapidement aux changements.

Rédigé avec l'aide de l'IA. Relu et édité par la rédaction AfricanCEO.

Source: techcabal.com

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