← Retour aux articles

Quels pays africains sont prêts pour une croissance industrielle durable ?

Seuls quatre pays africains possèdent les fondements nécessaires pour une industrialisation à haut rythme, selon le RED Index 2025.

Publié en mai par le Business Council for Africa, cet indice évalue la capacité des économies africaines à reproduire les succès industriels asiatiques. Son architecte, Arnold Ekpe, souligne l’importance cruciale des grandes banques, de l’accès à l’électricité et d’infrastructures solides pour soutenir une croissance soutenue. Dans un monde en pleine électrification et face à l’essor de l’intelligence artificielle, l’énergie devient un facteur déterminant de compétitivité.

Les champions africains de l’industrialisation

Le Maroc, l’Égypte, l’Afrique du Sud et Maurice se distinguent comme les seuls pays africains disposant des conditions structurelles pour une croissance industrielle durable. Le Rwanda et le Nigeria montrent des progrès notables mais restent en phase de transition. La majorité des économies africaines sont classées comme vulnérables ou stagnantes.

L’Afrique du Sud, ancien leader industriel, a cédé sa place au Maroc dans le dernier classement de la Banque africaine de développement. Les problèmes persistants d’Eskom (électricité) et de Transnet (logistique) ont pesé sur sa performance. Cependant, des efforts significatifs sont en cours pour résoudre ces défis.

Les moteurs et freins de l’industrialisation

L’indice évalue trois dimensions clés : les moteurs (capacités fondamentales), les accélérateurs (facteurs de vitesse) et les freins (contraintes structurelles). La corruption et l’instabilité sécuritaire restent les principaux freins à la transformation industrielle.

Les sept moteurs identifiés - électrification, transport, système bancaire, entreprises prêtes à investir, large bande passante numérique et main-d’œuvre qualifiée - doivent se développer de manière synergique pour permettre une industrialisation réussie.

La dimension politique : un facteur clé

La volonté politique est déterminante. Les pays ayant réussi leur industrialisation, comme la Corée du Sud ou le Vietnam, ont traité cette transformation comme une mission nationale à long terme. Cette approche se traduit par une cohérence des politiques, une discipline institutionnelle et une ambition nationale partagée.

À l’inverse, de nombreux États africains souffrent de volatilité politique et de fragmentation institutionnelle, ce qui nuit à la confiance des investisseurs et brise la continuité nécessaire pour un changement structurel.

Rédigé avec l'aide de l'IA. Relu et édité par la rédaction AfricanCEO.

Source: african.business

Besoin de conseil en IA, fintech ou transformation digitale ? Contactez SoatDev →