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Pourquoi les startups nigérianes boudent la Bourse locale malgré son essor

La Bourse nigériane bat des records, mais les licornes technologiques préfèrent l’exil boursier

Alors que le marché nigérian affiche une performance historique, les startups locales brillent par leur absence. L’indice phare a bondi de 67% en dollars cette année, faisant du Nigeria le marché boursier le plus performant au monde. Les valeurs financières ont particulièrement surperformé, avec un assureur affichant un gain de 1400%. Les investissements étrangers ont explosé de 274% en avril, et la naira s’est appréciée de 4% face au dollar.

Pourtant, malgré la création en 2022 d’un Technology Board censé attirer les pépites technologiques, aucune IPO n’a encore été enregistrée. Des acteurs majeurs comme Flutterwave et Moniepoint, qui ont levé des milliards en capital-risque, envisagent des introductions à New York ou Londres. Tizeti, qui avait annoncé un projet de cotation sur la NGX, a reporté son IPO.

Des obstacles structurels persistants

Plusieurs freins expliquent cette désaffection. Le principal est le décalage monétaire : 76,5% des startups financées lèvent des fonds en dollars mais génèrent leurs revenus en nairas, créant une tension économique majeure. Les investisseurs étrangers exigent des rendements en dollars, ce qui rend moins attractif un dénouement en nairas.

La liquidité pose aussi problème. Avec une capitalisation boursière de 62 milliards de dollars, soit 0,2% de celle du NYSE, le marché nigérian apparaît comme un étang comparé aux océans que sont NASDAQ ou la Bourse de Londres. 53% des fondateurs ignorent les procédures de cotation, et les coûts de conformité s’avèrent prohibitifs (50 millions pour le Growth Board, 420 millions pour le Technology Board).

Un paradoxe économique

L’ironie de la situation est que jamais le marché nigérian n’a été aussi attractif. Les investisseurs étrangers affluent, et le pays figure sur la liste 2027 de S&P Dow Jones pour une possible promotion au statut de marché frontier. L’introduction prochaine de Dangote Refinery pourrait encore dynamiser le marché.

Pourtant, les acteurs de la tech nigériane restent en retrait. Richmond Bassey, CEO de Bamboo, souligne que le marché local manque encore de maturité : « Il n’y a pas d’activité de trading à haute fréquence, peu d’options, aucun dérivé. » La structure juridique habituelle des startups africaines, avec des holdings basées à Delaware ou Londres, offre en outre des garanties légales supérieures.

Alors que le Nigeria représente près de 20% du PIB africain grâce à sa tech, la question se pose : quand les licornes locales choisiront-elles de revenir au bercail ?

Rédigé avec l'aide de l'IA. Relu et édité par la rédaction AfricanCEO.

Source: weetracker.com

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