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Gigbanc ferme ses portes après trois ans d'activité : un cas emblématique des défis de financement des fintechs africaines

Après trois années d’opérations, Gigbanc, la fintech nigériane spécialisée dans les solutions de paiement transfrontalier pour freelances et entreprises, met un terme à ses activités. Cette décision intervient dans un contexte de financement difficile pour les startups africaines, où la levée de fonds devient un parcours semé d’embûches.

Un environnement de financement en berne

Le retrait de Gigbanc s’inscrit dans une tendance plus large : les startups africaines peinent à attirer des investisseurs. Au premier semestre 2026, seulement 146 opérations de financement ont été enregistrées, contre 252 durant la même période l’année précédente. Pourtant, le montant total levé a légèrement augmenté de 1,4 %, atteignant 1,44 milliard de dollars. Cette baisse du nombre de deals reflète la prudence accrue des investisseurs, contraignant de nombreuses jeunes pousses à revoir leur stratégie.

Les défis spécifiques de Gigbanc

Fondée en 2023, Gigbanc avait pour ambition de devenir une néobanque pour les freelances et entrepreneurs digitaux africains. Son offre comprenait des portefeuilles multi-devises, des cartes virtuelles en dollars et des services de change. Pourtant, malgré une communauté de plus de 150 000 utilisateurs dans 30 pays et un volume de transactions dépassant les 10 milliards de nairas, l’entreprise a dû faire face à des coûts opérationnels élevés, notamment liés aux procédures KYC et à l’infrastructure nécessaire pour ses services transfrontaliers.

Paul Omoregie Okundaye, cofondateur et CEO de Gigbanc, explique : « Nous avons construit Gigbanc avec la conviction que les talents africains méritent une infrastructure financière à la hauteur de leurs ambitions. » Malgré ces efforts, l’entreprise n’a pas réussi à lever suffisamment de fonds pour assurer sa pérennité. Les discussions en cours avec un fournisseur nigérian d’infrastructure fintech pourraient offrir une issue à cette situation.

Une tendance qui s’étend au-delà de Gigbanc

Gigbanc n’est pas un cas isolé. D’autres fintechs nigérianes comme Chimoney ont récemment cessé leurs activités, faute de financement. Ces fermetures successives soulignent les défis structurels auxquels sont confrontées les startups africaines, notamment la nécessité de prouver rapidement leur rentabilité ou de trouver des acquéreurs.

Alors que Gigbanc se concentre sur la finalisation de son acquisition potentielle, Okundaye reste optimiste : « Bien que ce chapitre se termine, nous croyons fermement en l’avenir de l’économie digitale africaine. » Cette déclaration résume l’état d’esprit des entrepreneurs du continent, qui continuent de croire en leur vision malgré les obstacles.

Rédigé avec l'aide de l'IA. Relu et édité par la rédaction AfricanCEO.

Source: techcabal.com

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