NALA, le leader tanzanien des fintechs, mise sur la dette pour soutenir sa croissance explosive
NALA, pionnier tanzanien des solutions de paiement en stablecoins, vient de franchir une étape cruciale dans son développement. La fintech a obtenu un crédit initial de 25 millions de dollars auprès de Liquidity, avec la possibilité d’atteindre 50 millions. Cette levée de fonds, orchestrée par Mars Growth Capital, marque un tournant stratégique pour l’entreprise qui cherche à financer sa croissance sans diluer davantage son capital.**
Fondée initialement comme une application de transfert d’argent, NALA a su se réinventer en tant qu’infrastructure spécialisée dans les paiements en stablecoins. Son succès est tel que l’entreprise dessert désormais des entreprises et des consommateurs à travers les États-Unis, l’Europe et les marchés émergents. Cette transformation s’inscrit dans une tendance plus large du secteur des paiements, où l’utilisation des stablecoins, notamment pour les transferts interentreprises, a connu une croissance fulgurante. Selon des données d’Artemis Analytics et McKinsey, les volumes mensuels de transactions en stablecoins ont dépassé 30 milliards de dollars dès début 2026.
Benjamin Fernandes, fondateur et PDG de NALA, explique que cette levée de dette est une réponse nécessaire à une croissance trop rapide. L’entreprise a connu des périodes de doublement de son activité tous les deux trimestres, ce qui a mis à rude épreuve sa capacité à préfinancer les paiements. Liquidity a su proposer une solution sur mesure, permettant à NALA de disposer des liquidités nécessaires pour soutenir ses comptes clients et préparer sa prochaine phase de développement.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes : l’activité infrastructure de NALA, opérant sous la marque Rafiki, a atteint un milliard de dollars de volume de transactions en seulement 18 mois. L’entreprise affirme avoir enregistré une croissance cinq fois supérieure sur l’année écoulée, avec un revenu multiplié par dix. Cette performance est tirée par la demande croissante pour des rampes de montée et descente en stablecoins conformes, dans des marchés où le correspondant bancaire reste lent, coûteux et souvent peu fiable.
Lancé en mars 2024, Rafiki soutient désormais l’application grand public de NALA ainsi qu’une liste croissante de clients entreprises, dont MoneyGram, TransferGo et Cadana. La plateforme s’interconnecte avec 249 banques et 26 services de mobile money dans 16 pays, offrant aux entreprises une API unique pour transférer des fonds vers et depuis les marchés émergents.
Le choix de NALA de privilégier la dette plutôt qu’une nouvelle levée de fonds en capital est délibéré. En 2024, l’entreprise avait déjà réalisé une levée de série A de 40 millions de dollars, l’une des plus importantes pour une fintech africaine à cette époque. Avec plus de la moitié de ce capital toujours disponible, NALA se trouve dans une position rare : bien financée en equity, mais confrontée à des besoins croissants en liquidités pour le règlement des transactions. La dette apparaît donc comme une solution plus adaptée que la dilution du capital.
Cette stratégie financière est souvent le signe qu’une fintech est passée du stade de projet à celui d’infrastructure. L’équity permet de construire la machine, tandis que la dette assure son alimentation en cash une fois les volumes de transactions en forte croissance. Pour NALA, le défi sera de transformer son pipeline d’entreprises en un flux soutenu à l’échelle que cette facilité de crédit suppose. Liquidity semble convaincu par ce potentiel, et NALA mise sur la croissance des corridors pour justifier cette structure.
Cette initiative illustre parfaitement comment les fintechs africaines innovantes adaptent leurs modèles financiers pour soutenir une expansion rapide, tout en maintenant leur indépendance stratégique.
Rédigé avec l'aide de l'IA. Relu et édité par la rédaction AfricanCEO.
Source: techbuild.africa