Moniepoint recentre ses ambitions sur l'Afrique après la fermeture de MonieWorld
Moniepoint tourne définitivement la page de son aventure britannique. Après seulement 14 mois d’existence, MonieWorld, le service de transfert d’argent vers l’Afrique lancé par la fintech nigériane, cesse ses activités. Une décision stratégique qui reflète un recentrage assumé sur les marchés africains.
Un pari international de courte durée
Lancé en avril 2025, MonieWorld représentait l’ambition de Moniepoint d’étendre son écosystème financier au-delà du continent africain. Le service permettait aux membres de la diaspora nigériane au Royaume-Uni d’envoyer des fonds directement vers les comptes bancaires locaux, avec la promesse de rapidité et de coûts réduits. Un positionnement pertinent alors que les transferts vers le Nigeria atteignaient 20,98 milliards de dollars en 2024, dont près de la moitié provenait de la diaspora britannique.
Pourtant, malgré une croissance notable - avec une augmentation de 70% du volume des transactions mensuelles -, Moniepoint a choisi de mettre fin à l’expérience. La décision s’explique par une réallocation des ressources vers sa plateforme principale, qui sert désormais plus de 20 millions d’utilisateurs à travers l’Afrique.
Stratégie africaine prioritaire
Le retrait de MonieWorld ne signifie pas un désengagement des services transfrontaliers. La fintech maintient ses activités dans les paiements, la banque, le crédit et la gestion d’entreprise. Ses filiales traitent annuellement plus de 250 milliards de dollars en transactions numériques, consolidant sa position de leader dans l’infrastructure financière africaine.
Cette fermeture intervient dans un contexte concurrentiel intense sur le corridor Royaume-Uni-Nigeria, déjà occupé par des acteurs internationaux bien établis. Moniepoint n’a toutefois pas évoqué la concurrence comme motif principal, insistant plutôt sur sa volonté de concentrer ses efforts sur l’expansion de son écosystème africain.
Leçons d’un échec relatif
MonieWorld restera comme l’une des tentatives les plus visibles de Moniepoint pour servir directement la diaspora africaine hors du continent. Son échec relatif souligne les défis spécifiques des services financiers transfrontaliers, malgré leur potentiel évident.
Alors que la fintech continue d’étendre son influence en Afrique - comme en témoigne son récent acquisition dans le secteur de la restauration nigériane -, cette décision rappelle l’importance pour les acteurs africains de maîtriser d’abord leur marché domestique avant toute expansion internationale.
Rédigé avec l'aide de l'IA. Relu et édité par la rédaction AfricanCEO.
Source: technext24.com