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L'or africain de la musique s'échappe : le manque de protection des droits d'auteur coûte des millions

Les artistes africains laissent s’envoler des centaines de millions chaque année en raison d’un cadre juridique insuffisant pour protéger leurs créations. Selon les données de l’initiative Music Economy Development, le Kenya et le Nigeria seuls perdent 286 millions de dollars de revenus annuels non collectés. Pourtant, en 2025, les revenus de la musique en Afrique subsaharienne ont bondi de 22,6 %, presque cinq fois la moyenne mondiale (4,8 %). L’Afrique ne représente pourtant que 1 à 2 % des revenus musicaux mondiaux.

Une croissance qui cache un potentiel inassouvi

L’Afrique subsaharienne affiche une croissance à deux chiffres depuis cinq ans. Pourtant, comme le souligne Katherine Hiner, attachée pour la propriété intellectuelle (PI) en Afrique subsaharienne au bureau américain des brevets et marques, « il reste beaucoup à gagner sur la table ». La solution ? Renforcer les systèmes réglementaires et légaux pour permettre aux créateurs de valoriser pleinement leur travail.

La protection transfrontalière, clé du succès

Pour Hiner, la protection efficace de la PI doit reposer sur des systèmes légaux soutenus par une volonté politique forte. « Il faut un cadre juridique solide comme point de départ pour développer les industries créatives en Afrique », explique-t-elle. Elle insiste sur l’importance des lois cohérentes à l’échelle continentale, notamment dans un marché numérique où les artistes ont besoin de certitudes juridiques.

Des traités internationaux pour sécuriser les revenus

Dans un revirement par rapport à la politique précédente des États-Unis, Hiner encourage les gouvernements africains à ratifier deux traités clés de l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI) : le traité sur le droit d’auteur et celui sur les interprétations et phonogrammes. Ces accords offrent une structure légale permettant aux artistes d’être pleinement rémunérés pour leur travail. Ils incluent des protections techniques comme les mesures de protection technologiques (TPM) et les informations sur la gestion des droits (RMI), essentielles pour les modèles de distribution numérique comme le streaming.

L’appétit mondial pour la musique africaine

Les artistes et labels américains bénéficieraient directement d’un renforcement de la PI en Afrique. Les États-Unis ont lancé l’initiative « IP for Growth », un programme annuel mettant en avant comment une PI robuste peut dynamiser l’économie créative africaine. Des ateliers réunissant plus de 120 acteurs clés ont été organisés à Lagos et Johannesburg pour explorer des solutions concrètes.

Un secteur porteur pour l’économie africaine

« L’économie créative est en pleine expansion, avec une demande mondiale insatiable pour la musique africaine », observe Hiner. Elle travaille avec les gouvernements et les industries créatives pour renforcer les cadres juridiques, permettant ainsi aux détenteurs de droits de profiter pleinement de ce secteur en pleine croissance.

L’Afrique a les moyens de transformer son potentiel musical en véritable levier économique. À condition d’agir vite et fort sur la protection des droits d’auteur.

Rédigé avec l'aide de l'IA. Relu et édité par la rédaction AfricanCEO.

Source: african.business

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