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Moniepoint recentre ses ambitions sur l'Afrique après l'échec de MonieWorld

Moins d’un an et demi après son lancement, Moniepoint tire le rideau sur MonieWorld, sa plateforme de transferts internationaux vers le Royaume-Uni. Cette décision marque un tournant stratégique pour la fintech nigériane, qui réoriente ses investissements vers son cœur de marché africain.

Un pari international coûteux

Le retrait de MonieWorld intervient après des investissements substantiels. Dès février 2024, Moniepoint avait créé sa filiale britannique et acquis Bancom Europe pour 2,51 millions de dollars. Les dépenses administratives et infrastructurelles s’étaient élevées à 1,26 million de dollars dès décembre 2024. Au total, près de 7,4 millions de dollars étaient prévus pour cette expansion.

Pourtant, malgré des taux de change compétitifs et une croissance de 70% du volume mensuel, Moniepoint a choisi de recentrer ses efforts. Le corridor Nigeria-Royaume-Uni, valorisé à 3,69 milliards de dollars en 2021, n’a pas suffi à justifier la poursuite de l’aventure. L’entreprise préfère désormais capitaliser sur son marché domestique, où elle a traité 294 milliards de dollars de transactions en 2025.

Une stratégie africaine renforcée

Cette décision s’inscrit dans une dynamique plus large de consolidation régionale. En 2026, Moniepoint a accéléré ses acquisitions africaines : Orda au Kenya et en Nigeria, ainsi que 78% de Sumac Microfinance Bank au Kenya. La nomination de Rose Muturi, ancienne dirigeante de Branch Kenya, illustre cette volonté de s’imposer comme un acteur majeur des paiements en Afrique.

L’avenir de MonieWorld et de Bancom Europe reste flou. L’intégration de ces actifs dans les opérations existantes ou leur maintien en tant qu’entités indépendantes n’a pas été précisé. Une chose est sûre : Moniepoint mise désormais sur son avantage concurrentiel local plutôt que sur la conquête de marchés internationaux saturés.

Kenya : les livreurs deviennent des agents du fisc

Parallèlement, le Kenya renforce son contrôle sur l’économie de livraison. Dès le 20 septembre, les plateformes comme Uber Eats et Glovo devront enregistrer le contenu des colis, ainsi que les coordonnées des expéditeurs et destinataires. Ces données seront accessibles aux autorités de régulation, à la police et au fisc.

Cette mesure vise officiellement à lutter contre le trafic d’armes et de stupéfiants. Elle s’inscrit cependant dans une tendance plus large de surveillance accrue des services digitaux en Afrique de l’Est.

Conclusion

Le retrait de MonieWorld souligne les défis des fintechs africaines cherchant à s’internationaliser. Face aux coûts réglementaires et technologiques, la maîtrise des marchés locaux apparaît comme une stratégie plus sûre. Pendant ce temps, les régulateurs kényans montrent l’exemple d’une digitalisation encadrée des services essentiels.

Rédigé avec l'aide de l'IA. Relu et édité par la rédaction AfricanCEO.

Source: techcabal.com

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