Les géants japonais parient sur les technologies climatiques africaines
Novastar Ventures lève 147 millions de dollars pour son troisième fonds dédié à l’Afrique, avec un accent marqué sur les solutions climatiques.
Alors que le monde cherche à accélérer sa transition écologique, l’Afrique émerge comme un terrain fertile pour les innovations climatiques. Novastar Ventures, un acteur majeur du capital-risque sur le continent, vient de boucler son Africa People and Planet Fund III à hauteur de 147 millions de dollars. Ce montant, bien que inférieur à l’objectif initial de 200 millions, représente une croissance significative par rapport au fonds précédent. Depuis sa création en 2014, la société a accumulé plus de 200 millions d’actifs sous gestion et étend désormais ses opérations depuis Lagos et Nairobi.
Une expansion géographique stratégique
Le nouveau fonds marque un tournant pour Novastar Ventures, qui élargit son champ d’action à l’Afrique du Nord et à l’Afrique australe. Jusqu’à présent, le firm se concentrait principalement sur l’Afrique de l’Est et de l’Ouest, avec un focus particulier sur le Kenya, le Rwanda et le Nigeria. Avec ce troisième fonds, l’Égypte et l’Afrique du Sud entrent officiellement dans son périmètre d’investissement. Cette expansion géographique se reflète déjà dans son portefeuille, avec des participations récentes dans des startups comme Breadfast en Égypte, Chowdeck au Nigeria, et Greenwheels dans la mobilité électrique.
Des investissements ciblés pour des solutions durables
Les secteurs prioritaires de Novastar incluent désormais les infrastructures biogaz, le financement d’appareils électroniques et les services de livraison alimentaire. Ces choix stratégiques illustrent une vision claire des opportunités en matière de climat et de durabilité sur le continent, notamment dans les domaines de la consommation quotidienne, des transports urbains et de l’accès à une énergie plus propre.
Le défi du financement climatique en Afrique
L’Afrique fait face à un déficit criant de financement climatique, avec des besoins estimés à 2.800 milliards de dollars d’ici 2030 pour atteindre ses contributions déterminées au niveau national. Pourtant, seulement une fraction de cette somme a été mobilisée jusqu’à présent. Ce déficit explique en partie la prudence des investisseurs privés, confrontés à des risques accrus liés à la volatilité des devises, aux instabilités politiques et aux marchés de sortie fragiles.
L’engagement japonais, un signal fort pour le continent
Parmi les investisseurs de ce fonds, on note une participation remarquée d’entreprises et institutions japonaises, dont SMBC, MOL, Mitsubishi Corporation, SBI Investment et JICA. Cette implication inédite témoigne d’un intérêt croissant pour l’économie durable africaine, au-delà des traditionnels prêts et infrastructures. La présence du Green Climate Fund, avec un engagement de 40 millions de dollars en capital-risque, joue également un rôle clé en réduisant les risques pour les autres investisseurs institutionnels.
Cette levée de fonds confirme que l’Afrique est devenue un terrain d’investissement privilégié pour les technologies climatiques. Avec des acteurs comme Novastar Ventures en première ligne, le continent pourrait bien devenir un laboratoire d’innovations vertes à l’échelle mondiale.
Rédigé avec l'aide de l'IA. Relu et édité par la rédaction AfricanCEO.
Source: techbuild.africa