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Les fintechs africaines en lice pour révolutionner les paiements transfrontaliers

Les fintechs africaines en lice pour révolutionner les paiements transfrontaliers

Envoyer de l’argent à travers les frontières en Afrique reste un parcours semé d’embûches : frais exorbitants, délais interminables et fonds souvent égarés. Pourtant, cette frustration devient le terreau d’une opportunité business colossale. Un nouveau classement révèle que l’Afrique subsaharienne est à la veille d’un boom des paiements transfrontaliers, devenant ainsi le plus gros marché fintech du continent.

Cinq entreprises africaines – Flutterwave, M-PESA, MoMo de MTN, Mukuru et Onafriq – figurent dans le prestigieux classement 2026 Cross-Border Payments 100 de FXC Intelligence, aux côtés de géants mondiaux comme Visa et PayPal. Pour un ouvrier du bâtiment à Lagos recevant 200 dollars de son frère basé à Londres, pour un commerçant kenyan achetant des marchandises en Afrique du Sud ou pour un étudiant ghanéen payant ses frais de scolarité au Canada, chaque transaction représente une hémorragie de valeur. Les transferts internationaux peuvent coûter 8 % ou plus, et les fonds mettent parfois plusieurs jours à arriver – quand ils arrivent.

Des solutions locales pour contourner les intermédiaires

Les fintechs africaines révolutionnent ce secteur en créant des connexions directes entre portefeuilles mobiles, banques et systèmes internationaux. Plutôt que de faire transiter un paiement par trois ou quatre banques intermédiaires à New York ou Londres – chacune prélevant sa commission –, ces entreprises établissent des raccourcis. M-PESA, le géant kényan de la monnaie mobile, traite plus d’1 milliard de dollars par jour à travers l’Afrique. MTN’s MoMo a enregistré plus de 500 milliards de transactions l’année dernière, tandis qu’Onafriq relie un milliard de portefeuilles mobiles sur le continent.

Les stablecoins, nouvelle arme secrète des transferts

Un outil discret mais puissant, les stablecoins, est en train de tout changer. Ces dollars numériques stockés sur un téléphone permettent à un freelance nigérian payé par une entreprise américaine de recevoir ses fonds instantanément et de les convertir en cash local en quelques minutes. L’Afrique subsaharienne a enregistré environ 205 milliards de dollars de valeur liée aux stablecoins entre juillet 2024 et juin 2025, soit une hausse de 52 % en un an. Au Nigeria, 95 % des répondants à une enquête préféreraient recevoir leurs paiements en stablecoins plutôt qu’en naira.

Les grands acteurs prennent position. Deel, le géant mondial de la paie, a lancé des versements de salaire en stablecoins après avoir traité 250 millions de dollars de paiements crypto l’année dernière. Plus tôt cette année, Onafriq a intégré l’infrastructure stablecoin de Conduit, utilisant l’USDC pour les règlements de trésorerie et contournant ainsi les 5 milliards de dollars annuels de friction des banques correspondantes.

Un marché en pleine expansion

La diaspora africaine envoie plus de 100 milliards de dollars par an à leurs proches, un montant supérieur à l’ensemble de l’aide étrangère. Pourtant, une grande partie de cet argent transite encore par des canaux lents et coûteux. Selon les projections, le marché africain des paiements transfrontaliers pourrait plus que tripler pour atteindre 1 000 milliards de dollars d’ici 2035. C’est pourquoi des acteurs mondiaux comme Binance, Tether et Visa figurent également sur la liste FXC, se disputant leur part du gâteau.

Pour les Africains ordinaires, cette concurrence ne saurait arriver assez tôt. Des transferts moins chers et plus rapides signifient plus d’argent dans les poches, plus de transactions commerciales et moins de nuits blanches à attendre qu’un virement soit débloqué.

Rédigé avec l'aide de l'IA. Relu et édité par la rédaction AfricanCEO.

Source: weetracker.com

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