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Le visa doré kényan relancé : un atout stratégique pour les investisseurs et entrepreneurs

Le Kenya envisage de redonner vie à son programme de résidence par investissement, un projet initialement envisagé en 2019 mais jamais concrétisé. Cette initiative vise à renforcer la position de Nairobi comme plaque tournante des investissements en Afrique de l’Est. Dans un contexte où les pays rivalisent d’ingéniosité pour attirer les capitaux étrangers, cette mesure pourrait bien devenir un argument décisif pour les fonds de capital-risque et les créateurs d’entreprises.

L’Autorité kényane des investissements (Invest Kenya) planche actuellement sur des propositions pour un programme de résidence par investissement. Ce dispositif permettrait d’accorder une résidence à long terme aux investisseurs s’engageant à injecter des capitaux substantiels et à créer des emplois. Une aubaine pour les acteurs du venture capital, dont l’activité repose sur une présence locale durable.

Un enjeu crucial pour les investisseurs Pour les fonds de capital-risque, la certitude en matière d’immigration est devenue un critère essentiel. Les gestionnaires de fonds se déplacent fréquemment entre les marchés pour identifier des opportunités et accompagner leurs participations. Quant aux fondateurs, ils ont besoin d’une résidence à long terme pour développer leurs entreprises après une levée de fonds. Le Kenya abrite déjà des bureaux régionaux de plusieurs sociétés de capital-risque internationales, attirées par l’un des écosystèmes startups les plus dynamiques du continent.

Cependant, les investisseurs doivent encore composer avec des renouvellements de permis de travail et des procédures administratives qui compliquent l’expansion à long terme. Actuellement, les investisseurs étrangers doivent obtenir un permis d’investisseur de classe G, accessible après un investissement minimum de 100 000 dollars dans une entreprise kényane active, avant de pouvoir postuler à la citoyenneté après plusieurs années de résidence. Une résidence permanente simplifierait considérablement ces démarches, rendant Nairobi plus compétitive face à des hubs concurrents comme Le Cap, Kigali ou l’île Maurice.

Une tendance régionale L’Afrique du Sud a ouvert la voie en 2002 avec un cheminement vers la résidence permanente pour les investisseurs, exigeant un investissement minimum de 12 millions de rands (environ 729 000 dollars). En 2020, l’île Maurice a abaissé son seuil d’investissement pour la résidence de 500 000 à 375 000 dollars afin de relancer les investissements étrangers post-pandémie.

Cette initiative intervient alors que le Kenya consolide sa position de destination leader pour le capital-risque en Afrique. Les startups kényanes ont levé 984 millions de dollars en 2025, un record continental représentant près d’un tiers des investissements totaux sur le continent. Cette tendance s’est poursuivie en 2026, malgré un ralentissement général des opérations.

Un cadre législatif nécessaire John Mwendwa, directeur général d’Invest Kenya, a confirmé que l’agence explore cette option de résidence par investissement. Toutefois, tout programme nécessiterait une législation spécifique, l’immigration relevant d’un autre périmètre. Les seuils d’investissement et les secteurs éligibles restent à déterminer, avec pour objectif de définir des paramètres commercialement viables.

Cette mesure s’inscrit dans une stratégie plus large où les pays misent désormais sur des droits de résidence pour attirer des investisseurs dont les entreprises sont censées s’implanter durablement. Pour le Kenya, cela pourrait bien être un levier supplémentaire pour attirer les talents et les capitaux dans son écosystème en pleine expansion.

Rédigé avec l'aide de l'IA. Relu et édité par la rédaction AfricanCEO.

Source: techcabal.com

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