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La ClimatTech africaine dépasse la Fintech : un milliard et demi de dollars en 2025

Pour la première fois, les technologies climatiques surpassent la finance en tant que secteur le plus dynamique pour les capitaux-risques en Afrique. Selon une étude récente, le financement de la ClimatTech sur le continent a atteint 1,5 milliard de dollars en 2025, contre seulement 206 millions en 2016. Ce secteur représente désormais près de 40 % de tous les investissements déclarés dans les startups africaines.

Une croissance impressionnante, mais inégalement répartie

L’étude State of ClimateTech in Africa, réalisée par Briter en partenariat avec Catalyst Fund, BFA Global et FSD Africa, analyse plus de 6,35 milliards de dollars investis dans 779 entreprises entre 2016 et 2025. Cependant, derrière ces chiffres prometteurs se cache une réalité plus complexe : la majorité des fonds a été captée par un petit nombre d’entreprises. Les 20 sociétés les mieux financées ont absorbé 60 % des investissements totaux, tandis que les 10 premières ont levé autant que toutes les autres combinées.

L’énergie, secteur dominant, a concentré environ 65 % des financements entre 2019 et 2025. Cette concentration soulève des questions sur la répartition des fonds : alors que l’énergie et la mobilité électrique bénéficient d’une attention particulière, les startups œuvrant dans l’agriculture, la gestion des déchets ou l’adaptation climatique peinent à attirer les investisseurs.

Les défis structurels persistent

Le rapport met en lumière un obstacle majeur pour les startups africaines de ClimatTech : non pas l’efficacité technologique, mais le manque d’infrastructures financières pour passer à l’échelle. Les solutions existantes - panneaux solaires, systèmes de batteries ou outils de monitoring du carbone - sont déjà éprouvées à l’échelle mondiale. Ce qui fait défaut, ce sont les mécanismes de financement adaptés : capital de travail, facilités de dette ou garanties d’achat.

Les femmes fondatrices, grandes oubliées du financement

Un autre enseignement frappant concerne les startups dirigées par des femmes. Les équipes entièrement féminines n’ont reçu que moins de 1 % des financements totaux. Cette sous-représentation s’explique par la concentration des gros tickets dans les secteurs de l’énergie et de la mobilité, où les fondatrices sont rares. À l’inverse, les entreprises dirigées par des femmes se concentrent souvent sur des applications en amont, dépendantes de subventions et attirant des montants plus modestes.

Des signes encourageants malgré tout

Le rapport note une augmentation des opérations de sortie, avec 206 transactions déclarées entre 2018 et 2026, principalement dans le secteur de l’énergie. Cette dynamique de consolidation montre que certaines parties de l’écosystème mûrissent, avec un recyclage progressif du capital à travers acquisitions et fusions.

Un écosystème fragmenté nécessitant des approches sur mesure

L’étude souligne que la ClimatTech africaine n’est pas un marché homogène. Chaque sous-secteur - énergie, agriculture, gestion des déchets - évolue à son rythme et nécessite un mélange spécifique de capital, de soutien politique et de conditions marché. Il n’existe pas de solution universelle pour faire progresser l’ensemble du secteur.

Alors que la ClimatTech africaine franchit un cap historique, son développement futur dépendra de sa capacité à résoudre ces défis structurels et à mieux répartir les opportunités entre tous les acteurs du secteur.

Rédigé avec l'aide de l'IA. Relu et édité par la rédaction AfricanCEO.

Source: technext24.com

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