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Lagos, le laboratoire de l'Afrique économique

Lagos ne se contente plus d’être un géant économique africain. La mégapole nigériane ambitionne de devenir le modèle de la transformation industrielle et technologique du continent.

Avec un produit intérieur brut dépassant les 259 milliards de dollars en parité de pouvoir d’achat et représentant plus de 30 % du PIB nigérian, Lagos incarne déjà l’économie urbaine africaine. Pourtant, le gouverneur Babajide Sanwo-Olu ne s’arrête pas à ce constat. Son objectif ? Transformer cette position dominante en un écosystème industriel et technologique intégré, capable de générer une croissance durable.

Invest in Lagos 3.0 : bien plus qu’un appel aux investisseurs

Le sommet Invest in Lagos 3.0, lancé récemment, vise à attirer plus de 4 000 milliards de nairas d’investissements. Mais pour Sanwo-Olu, l’enjeu dépasse les annonces médiatiques. « Un objectif ambitieux impose une discipline de responsabilité », souligne-t-il. Pour garantir que les engagements se concrétisent en projets concrets, emplois et valeur ajoutée pour les Lagosians, l’État a mis en place le « Deal Room 2.0 ». Cette plateforme exclusive se concentre sur des projets prêts à l’investissement dans des secteurs stratégiques, avec un suivi rigoureux de 90 jours post-sommet et une cible de clôture financière à 180 jours.

Lagos mise également sur un renforcement de son cadre d’accompagnement des investisseurs via le ministère du Commerce. Ce dernier coordonne désormais les relations entre investisseurs, régulateurs et agences étatiques pour assurer un suivi efficace.

Un écosystème technologique en pleine expansion

La capitale économique nigériane abrite déjà plus de 2 000 startups, dont plusieurs licornes africaines comme Flutterwave et Jumia. Ce vivier d’innovation attire les capitaux-risques, les fintechs et les investissements dans les data centers. Sanwo-Olu voit dans cette dynamique un levier pour construire un écosystème industriel et technologique plus large. « Notre ambition est de faire converger capital et innovation », déclare-t-il.

Invest in Lagos 3.0 reflétera cette priorité avec des pavillons dédiés à l’intelligence artificielle, la fintech et l’économie numérique. Un tableau de bord d’investissement alimenté par l’IA restera actif bien après le sommet.

Industrialisation : une politique volontariste

En avril 2026, Lagos a lancé sa Politique Industrielle 2025-2030, une première pour un État nigérian. Ce plan vise à faire de Lagos un hub manufacturier africain grâce à des clusters industriels servis, une régulation simplifiée et des incitations ciblées. Les zones industrielles de Matori, Sabo Ikorodu et Imota sont en pleine revitalisation. Par ailleurs, un partenariat de 10 milliards de nairas avec la Banque de l’Industrie facilite l’accès au capital pour les PME.

« Nous sommes ouverts aux capitaux industriels et structurés pour les accueillir », affirme Sanwo-Olu. L’objectif n’est pas seulement d’attirer des investissements, mais de créer une capacité productive durable.

Infrastructure : le défi permanent

Face à l’urbanisation galopante, Lagos doit relever des défis majeurs en matière de transports, logement, électricité et eau. Sanwo-Olu reconnaît que la ville joue encore à rattraper son retard, mais assure que les livraisons s’accélèrent grâce à l’agenda THEMES+. Les lignes de métro Blue et Red sont opérationnelles, tandis que des solutions embarquées d’énergie sont développées pour les clusters industriels. Le logement progresse via des partenariats public-privé, et le plan de développement Lagos 2052 guide l’urbanisme à long terme.

« Aucune mégapole au monde n’a jamais déclaré son agenda infrastructurel achevé », rappelle le gouverneur. « Ce qui compte, c’est la cadence et la régularité des réalisations. »

Blue economy et industries créatives : les prochains relais de croissance

Lagos mise aussi sur son potentiel maritime avec le port en eau profonde de Lekki, sa côte étendue et ses secteurs naissants de la pêche et du tourisme. La ville ambitionne de devenir une économie maritime leader en Afrique. Parallèlement, son hégémonie dans les industries créatives représente un autre levier de développement.

Avec cette vision holistique, Lagos entend écrire une nouvelle page du récit économique africain.

Rédigé avec l'aide de l'IA. Relu et édité par la rédaction AfricanCEO.

Source: african.business

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