← Retour aux articles

L'harmonisation des normes, clé de voûte du marché unique africain

Cinq ans après le lancement de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), l’intégration économique du continent prend un tournant décisif. Les progrès réalisés en matière de libéralisation tarifaire sont indéniables, avec 41 pays ayant soumis des offres tarifaires et 22 ayant publié des calendriers provisoires visant à éliminer près de 90 % des lignes tarifaires. Pourtant, un défi majeur persiste : la fragmentation des normes techniques et des procédures d’évaluation de la conformité qui entravent le commerce intra-africain.

Un obstacle persistant : les barrières techniques au commerce

Les barrières non tarifaires, représentant 40 % des restrictions commerciales en Afrique subsaharienne, freinent l’essor du commerce intra-africain. Ces obstacles découlent des disparités dans les normes, régulations techniques et procédures d’évaluation de la conformité. Les produits alimentaires, agricoles et manufacturés subissent souvent des contrôles redondants, augmentant les coûts et les délais. Des mécanismes régionaux de surveillance enregistrent régulièrement des cas où des produits déjà évalués dans un marché doivent subir des tests supplémentaires ailleurs.

L’enjeu stratégique de l’harmonisation

Pour transformer la ZLECAf en un marché unique véritablement fluide, l’harmonisation des normes et des systèmes de certification s’impose comme la prochaine étape cruciale. Des accords de reconnaissance mutuelle (ARM) pourraient réduire les coûts de conformité et faciliter le commerce en permettant la reconnaissance des tests effectués par des institutions accréditées dans d’autres pays. L’alignement réglementaire permettrait de concrétiser les bénéfices de la libéralisation tarifaire en rendant le commerce plus prévisible et efficace.

Des bénéfices concrets déjà observés

L’Afrique de l’Est offre un exemple probant des avantages de la coopération réglementaire. Grâce à des interventions soutenues par TradeMark Africa, le temps moyen d’évaluation de la conformité a été réduit de 44 %, passant de sept mois en 2017 à quatre mois en 2023. Près de 2 000 normes harmonisées, dont plus de 600 soutenues par TMA, alignent les exigences réglementaires dans divers secteurs. Ces avancées démontrent que l’harmonisation des normes n’est pas qu’un objectif théorique, mais un levier concret pour stimuler l’intégration économique.

Vers une compétitivité industrielle renforcée

Au-delà de la facilitation du commerce, des normes communes renforcent la confiance entre régulateurs, entreprises et consommateurs. Elles permettent aux entreprises d’étendre leur production à plusieurs marchés, d’encourager les investissements dans les chaînes de valeur régionales et de renforcer la compétitivité africaine sur la scène mondiale. L’harmonisation des normes apparaît ainsi comme un pilier essentiel pour libérer tout le potentiel de la ZLECAf et accélérer l’industrialisation du continent.

Rédigé avec l'aide de l'IA. Relu et édité par la rédaction AfricanCEO.

Source: african.business

Besoin de conseil en IA, fintech ou transformation digitale ? Contactez SoatDev →