L'expérience opérationnelle, nouveau critère de recrutement dans le capital-risque africain
Le capital-risque africain est en pleine mutation. Alors que les parcours traditionnels (investment banking, consulting) dominaient autrefois le secteur, une nouvelle tendance émerge : les fonds recrutent désormais des opérateurs expérimentés pour évaluer et accompagner les startups. Oui Capital, le fonds nigérian qui a misé sur des licornes comme Moniepoint, illustre parfaitement cette évolution avec l’arrivée de Pius Bankong en tant qu’associé d’investissement.
Un regard différent sur l’évaluation des fondateurs
Pius Bankong apporte à Oui Capital une perspective unique, forgée par plus d’une décennie passée dans les tranchées des startups africaines. Fondateur de Stead Money, une fintech, et ancien responsable des opérations chez plusieurs scale-ups, il connaît les défis opérationnels que rencontrent les entrepreneurs au quotidien. « Travailler dans une startup en croissance rapide vous expose à des insights précieux sur le produit, la stratégie commerciale ou l’organisation interne », explique-t-il. Cette expérience lui permet aujourd’hui d’identifier des signaux faibles que seul un opérateur pourrait repérer.
L’alignement fondateur-investisseur, clé de la réussite
La valeur ajoutée des opérateurs dans le VC réside dans leur capacité à créer un pont entre les attentes des investisseurs et la réalité du terrain. « Avoir été fondateur et opérateur me permet de mieux comprendre les défis spécifiques d’une startup à chaque stade de croissance », souligne Bankong. Cette empathie opérationnelle se traduit par un accompagnement plus efficace post-investissement, notamment lors des phases critiques de levée de fonds ou d’expansion géographique.
La connaissance sectorielle comme avantage concurrentiel
Contrairement aux investisseurs issus de la finance pure, les opérateurs apportent une connaissance approfondie des industries dans lesquelles ils ont travaillé. « En tant que VC, vous apprenez sur de nombreux secteurs à travers les deals », observe Bankong. Cette expertise sectorielle devient un atout majeur dans un écosystème africain où le soutien post-investissement peut faire la différence entre l’échec et une levée de série A réussie.
L’équilibre délicat entre empathie et exigence
Bankong insiste sur l’importance de maintenir un équilibre entre compréhension des défis opérationnels et exigence financière. « Mon expérience ne me rend ni plus indulgent ni plus dur envers les fondateurs, mais plus empathique », précise-t-il. Cette approche permet de fournir un feedback à la fois réaliste et actionnable, ce qui est crucial pour les startups en phase de croissance.
Une tendance qui s’installe durablement
Le recrutement de Pius Bankong chez Oui Capital n’est pas un cas isolé. De plus en plus de fonds africains misent sur des profils opérationnels pour renforcer leur capacité d’évaluation et d’accompagnement. Cette évolution reflète une maturité croissante du secteur, où l’expertise terrain devient un critère de différenciation majeur.
Dans un écosystème où seulement 1% des startups africaines atteignent la série A, cette transformation du capital-risque pourrait bien être un facteur clé pour améliorer les taux de réussite des investissements.
Rédigé avec l'aide de l'IA. Relu et édité par la rédaction AfricanCEO.
Source: techcabal.com