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L'essor des fintechs du Moyen-Orient : comment les gagnants de Money20/20 MEA transforment l'infrastructure financière

Les fintechs du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord (MEA) sont en pleine mutation. Alors que les applications grand public dominent encore le paysage, une nouvelle vague de solutions B2B émerge pour combler les lacunes structurelles des marchés locaux. Les gagnants de la compétition MoneySurge, organisée par Tahaluf en partenariat avec des institutions financières régionales, illustrent parfaitement cette tendance. Ces startups, ayant partagé un pool de 400 000 dollars, accélèrent le déploiement d’infrastructures financières propres à résoudre des problèmes critiques comme l’accès au crédit pour les PME ou la liquidité dans le private equity.

Une révolution dans l’évaluation du crédit

Parmi les lauréats, Orbii se distingue par sa solution innovante pour les inefficacités structurelles du prêt aux entreprises. Fondée par Nauman Ali, cette plateforme basée à Dubaï utilise l’intelligence artificielle pour automatiser les processus d’évaluation de crédit. Les résultats sont impressionnants : réduction de 90 % des temps d’évaluation et augmentation de 48 % des taux d’approbation. Cette technologie permet aux institutions financières traditionnelles et aux prêteurs digitaux de déployer des capitaux plus efficacement vers les segments économiques sous-desservis.

La victoire d’Orbii lors du pitch a attiré l’attention des investisseurs. La startup a levé 3,6 millions de dollars lors d’un tour de seed funding mené par Prosus Ventures, avec la participation de VentureSouq, DASH Ventures et d’autres. Ces fonds soutiennent une expansion rapide : les prêteurs corporatifs ont déjà déployé plus de 280 millions de dollars dans la région, avec un objectif ambitieux d’atteindre 1 milliard de dollars de volumes de prêt aux petites entreprises.

Nauman Ali souligne que cette reconnaissance renforce la crédibilité d’Orbii auprès des grandes institutions financières explorant les modèles de crédit intégrés. Il voit également un potentiel pour que le Moyen-Orient mène l’innovation financière mondiale, en développant des architectures intelligentes et inclusives.

La digitalisation des marchés privés

Un autre défi majeur dans la région est la friction des transactions sur les marchés privés. Zest Equity, fondée par Rawan Baddour et lauréate du Scale Award, propose une plateforme digitale spécialisée dans le cycle de vie complet des transactions privées. Cette solution permet aux professionnels d’investissement de concevoir, structurer et exécuter des opérations complexes en private equity et venture capital.

La plateforme a déjà facilité plus de 155 millions de dollars de transactions à travers 115 opérations pré-accordées. Ce succès a attiré l’attention des investisseurs, avec une levée de 4,3 millions de dollars en pré-Series A menée par Prosus Ventures et Morgan Stanley Inclusive and Sustainable Ventures. Ces fonds soutiendront l’expansion de Zest Equity vers des marchés cibles comme l’Afrique du Nord, l’Asie du Sud et la Turquie.

Le bien-être financier des entreprises

Enfin, Eddekhar, lauréate du Impact Award, se concentre sur le bien-être financier des entreprises. Sa plateforme B2B2C vise à améliorer la stabilité de la main-d’œuvre, un enjeu crucial dans une région où les PME représentent 90 % des entreprises.

Ces exemples montrent comment les fintechs du Moyen-Orient développent des solutions natives adaptées aux cadres réglementaires locaux, avec une ambition claire : exporter ces modèles à l’international. La région pourrait bien devenir un laboratoire d’innovation financière pour le monde entier.

Rédigé avec l'aide de l'IA. Relu et édité par la rédaction AfricanCEO.

Source: thefintechtimes.com

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