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L'Énergie en Afrique : Toyin Emmanuel-Olubake Explique Pourquoi Catalyst Fund Parie sur PowerLabs

Dans le paysage dynamique du capital-risque en Afrique, s’appuyer sur des modèles dépassés est une erreur coûteuse. Les véritables leaders doivent allier expérience institutionnelle et adaptabilité aux réalités du terrain. Olúwatóyìn Emmanuel-Olubake, Directeur des Investissements chez Catalyst Fund, incarne cette approche équilibrée.

Avec plus de 20 ans d’expérience en banque d’investissement, capital-risque et finance climatique, Toyin a accompagné des projets clés en Afrique, de l’agroalimentaire aux énergies renouvelables. Lors d’un récent épisode du podcast The Blue Couch de PowerLabs, il a partagé sa transition du private equity vers les technologies climatiques précoces, offrant des perspectives pragmatiques sur l’évaluation des fondateurs et la gestion des risques dans les marchés frontaliers.

Un Changement de Mentalité : De la Transaction à l’Entrepreneuriat

Toyin souligne que passer d’une carrière en banque d’investissement à celle de capital-risque exige bien plus qu’un simple changement de compétences techniques. « Le défi n’est pas technique, mais cognitif », explique-t-il. En private equity, on devient co-propriétaire : il s’agit de faire croître une entreprise et d’assurer sa bonne gouvernance. Cette transition mentale est plus ardue que celle du private equity vers l’investissement à impact.

Dans un environnement aux ressources limitées, les investisseurs en amont doivent aider les fondateurs à réduire leur courbe d’apprentissage. Contrairement aux stades plus avancés où les structures sont déjà en place, l’investissement précoce permet d’influencer directement la trajectoire de l’entreprise.

Pourquoi les Stades Précoces ?

Toyin a toujours vu la finance comme un outil pour soutenir les entrepreneurs. Il préfère ainsi les pré-seed aux Series B, où son influence est plus limitée. « Plus une entreprise est avancée, moins il y a de marge pour façonner ses décisions », précise-t-il. À ce stade précoce, l’investisseur agit comme un partenaire stratégique, bien au-delà des simples mécanismes de gouvernance.

Repenser l’Adéquation Fondateur-Projet

Contrairement à la tendance du « pattern matching » (recherche de traits similaires aux fondateurs passés), Toyin n’y consacre que 30 à 40 % de son processus décisionnel. Il accorde davantage d’importance à deux critères : l’adéquation fondateur-marché et fondateur-solution.

L’adéquation fondateur-solution va plus loin : il s’agit de déterminer si le fondateur est la personne idéale pour résoudre ce problème spécifique. « Pourquoi ce fondateur réussira-t-il dans ce secteur ? Comment convaincra-t-il le marché de son produit ? » Ces questions sont centrales.

Toyin insiste aussi sur la capacité à vendre. Un fondateur doit convaincre les investisseurs sceptiques, attirer des talents et persuader un marché encore réticent.

Les Risques Inévitables

Investir dans des marchés frontaliers comporte des risques structurels. Toyin les accepte comme partie intégrante du jeu. « Certains risques sont simplement à prendre », reconnaît-il, soulignant l’importance de les anticiper plutôt que de les éviter.

Avec des réformes structurelles en cours au Nigeria, notamment dans le secteur énergétique, de nouvelles opportunités émergent. Catalyst Fund, en soutenant PowerLabs, mise sur cette transformation profonde du paysage énergétique africain.

Cette approche visionnaire montre que l’Afrique réécrit les règles de l’énergie, et ceux qui sauront s’adapter en seront les grands bénéficiaires.

Rédigé avec l'aide de l'IA. Relu et édité par la rédaction AfricanCEO.

Source: techbuild.africa

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