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L'Afrique francophone face à son défi réglementaire : un frein aux ambitions des startups

L’Afrique francophone, terreau fertile pour les startups ? Le potentiel est indéniable. Des devises stables, des marchés dynamiques… Pourtant, les entrepreneurs de cette région se heurtent à un obstacle majeur : des réglementations obsolètes et une bureaucratie paralysante. Une situation qui contraste avec les récentes avancées observées ailleurs en Afrique, comme l’accord historique entre le Ghana et le Rwanda.

Un accord révolutionnaire à l’est du continent

Il y a quelques mois, lors du FinTech Forum de Kigali, la Banque du Ghana (BoG) et la Banque nationale du Rwanda (NBR) ont signé un accord de passeportage de licence. Une première en Afrique ! Cet accord permet aux fintechs agréées dans l’un des deux pays d’opérer sur les deux marchés avec un minimum de formalités supplémentaires. Une initiative qui pourrait enfin fluidifier les paiements transfrontaliers entre ces deux nations.

L’Afrique francophone à la traîne

Du côté de l’Afrique francophone, la situation est plus complexe. Les zones UEMOA et CEMAC avaient montré des signes prometteurs en matière d’interopérabilité, mais les résultats restent mitigés. Pourtant, l’opportunité est immense. Imaginez lancer une startup avec une visibilité claire sur les licences, les capitaux, la gouvernance des données… Autant d’éléments qui faciliteraient grandement le quotidien des entrepreneurs.

Le cas particulier du CFA

Prenons l’exemple des monnaies CFA. XOF et XAF, tous deux garantis par le Trésor français, partagent la même valeur nominale… mais pas les mêmes réalités. Une anecdote illustre bien cette situation : dans un magazine de compagnie aérienne, les prix étaient affichés en XOF, puis en XAF, puis en euros. Comme si ces deux monnaies n’avaient pas la même valeur réelle face à l’euro.

La conversion entre XOF et XAF passe encore par Paris, une étape inutile qui ralentit les flux financiers. Une situation qui rappelle les années 1990, où les hommes d’affaires devaient transiter par la France pour convertir leurs devises.

Vers une modernisation nécessaire

L’accord entre le Ghana et le Rwanda montre la voie à suivre. Pour l’Afrique francophone, il est temps de moderniser ses réglementations et d’adopter des accords similaires. Une telle initiative pourrait stimuler la croissance, attirer les investissements et enfin permettre aux startups de cette région de jouer dans la cour des grands.

L’heure est à l’action. Les entrepreneurs francophones méritent des cadres réglementaires adaptés à leur époque et à leurs ambitions.

Rédigé avec l'aide de l'IA. Relu et édité par la rédaction AfricanCEO.

Source: techcabal.com

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