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Grey révolutionne les paiements Afrique-Chine avec le yuan

Une nouvelle ère pour les échanges commerciaux entre l’Afrique et la Chine

La fintech Grey, soutenue par Y Combinator, vient de lancer un service de paiements en yuan chinois (CNY), permettant à ses clients d’effectuer des virements directs vers des comptes bancaires en Chine depuis leurs soldes en USD, EUR, GBP ou stablecoins. Cette innovation intervient alors que les entreprises africaines adoptent massivement les comptes virtuels transfrontaliers et les stablecoins pour leurs transactions internationales.

Un enjeu stratégique pour le commerce nigérian

En 2025, la Chine était le premier fournisseur d’importations du Nigeria, représentant 31,22 % des importations totales du pays au quatrième trimestre, selon le Bureau national des statistiques (NBS). Les entreprises nigérianes importent massivement des produits électroniques, des machines, des véhicules et d’autres équipements depuis la Chine. Le service de paiement en yuan de Grey permet désormais à ces entreprises de convertir leurs soldes en dollars américains (USD), euros (EUR) ou livres sterling (GBP) directement en yuan pour régler leurs fournisseurs chinois.

Idorenyin Obong, PDG et cofondateur de Grey, explique : « Nous avons constaté que nos clients reportaient des achats ou abandonnaient des opportunités en raison des complexités inutiles pour payer un partenaire en Chine. En permettant des paiements directs en yuan depuis les soldes Grey, nous simplifions les transactions pour que plus d’entreprises puissent participer au commerce mondial. »

Une solution complète pour les entreprises et particuliers

Ce service est disponible pour les clients Grey Business et personnels. Les entreprises peuvent ainsi régler leurs fournisseurs et fabricants, tandis que les particuliers l’utilisent pour des dépenses telles que l’éducation, les voyages ou les achats de détail en Chine. Grey avait lancé sa plateforme business en février 2025, offrant aux startups africaines et aux PME des comptes bancaires en USD, des paiements internationaux, des conversions de devises et des transactions en stablecoins. D’après les données de l’entreprise, la plateforme avait traité 61,4 millions de dollars de volume de paiements d’ici juin 2025, avec les stablecoins USDC et USDT représentant la part la plus importante des transactions transfrontalières.

Un marché en pleine expansion

La Chine devient un acteur clé dans les échanges commerciaux avec l’Afrique. En 2025, le Nigeria a importé pour 13,03 milliards de dollars de marchandises chinoises, tandis que l’Afrique du Sud en a importé pour 23,57 milliards. En 2024, le Kenya a importé environ 4,31 milliards de dollars de produits chinois. Les échanges entre le Nigeria et la Chine ont connu une croissance rapide, bien que les importations dominent cette relation commerciale. En 2024, le commerce bilatéral entre les deux pays a atteint près de 19,9 milliards de dollars, laissant un déficit commercial de 13,3 milliards pour le Nigeria.

Cette tendance s’est poursuivie en 2026 : au premier trimestre, le Nigeria a importé pour environ 5,09 billions de nairas (3,81 milliards de dollars) de marchandises chinoises, tandis que les exportations restaient faibles. En juin 2026, le commerce entre les deux pays a dépassé 3,4 milliards de dollars.

Une concurrence accrue dans les paiements transfrontaliers

Grey n’est pas le seul acteur à se positionner sur ce marché. LemFi, une fintech spécialisée dans les transferts de fonds basée au Royaume-Uni, prend également en charge les transferts en yuan vers la Chine. Raenest liste la Chine parmi ses destinations de paiement internationales, tandis que Daya, une fintech nigériane utilisant les stablecoins et ayant levé 2,4 millions de dollars en financement pré-amorçage en juin 2025, vise les règlements commerciaux sur les marchés émergents, notamment en Chine et à Hong Kong.

Alors que l’Afrique dépend fortement de la Chine pour ses importations, le paiement des fournisseurs chinois reste un défi que les fintechs s’efforcent de résoudre. Les stablecoins facilitent la construction de rails de paiement dans des couloirs commerciaux difficiles d’accès, permettant aux entreprises africaines de payer à l’échelle mondiale. La véritable échelle exige désormais de dépasser les intégrations superficielles pour une exécution robuste.

Rédigé avec l'aide de l'IA. Relu et édité par la rédaction AfricanCEO.

Source: techcabal.com

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