L'Afrique appelle à une régulation des télécoms fondée sur les données
L’Afrique doit adopter une régulation des télécoms basée sur des preuves concrètes pour combler ses défis numériques
Alors que le continent africain fait face à des enjeux majeurs comme la fracture numérique et l’adoption limitée des smartphones, les régulateurs des télécommunications plaident pour une approche plus scientifique et collaborative. Lors de la 7ème session ordinaire de l’Union africaine des télécommunications (ATU) à Abuja, le 21 juillet 2026, Dr Aminu Maida, vice-président exécutif de la Commission nigériane des communications (NCC), a souligné l’importance cruciale de régulations fondées sur des données vérifiées.
Une nécessité économique
La régulation des télécommunications n’est plus un simple cadre administratif : elle est devenue un pilier de la croissance économique et du développement numérique en Afrique. Dr Maida a insisté sur le fait que les décisions réglementaires doivent s’appuyer sur une intelligence de marché indépendante pour être efficaces. Les défis communs aux 54 pays africains - comme les écarts de couverture, la littératie numérique ou la cybersécurité - nécessitent des solutions coordonnées.
Partage d’expériences pour des solutions communes
Le vice-président de la NCC a encouragé les régulateurs à mutualiser leurs connaissances. ‘Souvent, le problème qu’un régulateur tente de résoudre a déjà été rencontré par un collègue ailleurs sur le continent’, a-t-il déclaré. Cette approche collaborative permettrait d’accélérer la résolution de problèmes complexes comme le déploiement de la 5G ou l’accessibilité des services.
Adapter les régulations aux innovations récentes
Rimini Makama, commissaire exécutive de la NCC pour la gestion des parties prenantes, a souligné que les régulateurs doivent évoluer avec les technologies émergentes. L’intelligence artificielle, l’expansion de la bande passante ou les services satellites nécessitent des cadres réglementaires modernes.
Des chiffres inquiétants sur l’exclusion numérique
Malgré la croissance de l’adoption mobile, 60 à 64% des Africains restent hors ligne selon les données récentes de l’ITU et du GSMA. Les obstacles majeurs incluent le coût des appareils, la tarification des services et les lacunes en littératie numérique. Les femmes et les populations à faible revenu sont particulièrement touchées.
Vers un écosystème de régulation intelligent
Le thème de la conférence, ‘Construire l’écosystème d’intelligence réseau africain pour une régulation fondée sur les preuves’, reflète cette nouvelle orientation. Les régulateurs africains doivent désormais systématiser l’utilisation des données et du partage d’expériences pour renforcer leurs décisions.
Cette approche collaborative pourrait bien devenir le modèle pour résoudre les défis persistants du secteur des télécommunications en Afrique.
Rédigé avec l'aide de l'IA. Relu et édité par la rédaction AfricanCEO.
Source: technext24.com