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Guerre au Moyen-Orient : l'Afrique face à un ralentissement économique en 2026

La guerre au Moyen-Orient continue de peser lourdement sur les perspectives économiques africaines. Selon le dernier rapport des Perspectives Économiques de l’Afrique 2026, publié lors des réunions annuelles de la Banque Africaine de Développement (BAD) à Brazzaville, le conflit régional et la fermeture du détroit d’Ormuz - voie cruciale pour l’approvisionnement mondial en pétrole - perturbent les chaînes d’approvisionnement et font grimper les coûts énergétiques.

Un ralentissement généralisé, avec des exceptions régionales

La croissance du PIB par habitant en Afrique devrait chuter à 1,9 % cette année, contre 2,1 % en 2025, avant de remonter à 2,2 % en 2027. Ces chiffres restent insuffisants pour atteindre l’objectif de 3,5 % nécessaire à une croissance inclusive. Les impacts régionaux sont contrastés : l’Afrique centrale devrait voir sa croissance accélérer à 3,8 % (contre 3,6 % en 2025), portée par la hausse des prix des matières premières, notamment du pétrole. À l’inverse, l’Afrique de l’Est subira un ralentissement plus marqué, passant de 6,6 % à 5,9 %, en raison des perturbations des chaînes d’approvisionnement et de l’augmentation des coûts énergétiques. Les régions du Sud et du Nord, géographiquement plus proches du conflit, devraient également enregistrer un recul de leur croissance.

Inflation et déficits : des pressions accrues

La flambée des prix du pétrole et du gaz, conséquence directe de la guerre, alimente une inflation galopante. Le taux moyen d’inflation en Afrique devrait atteindre 10,4 % cette année, soit une hausse de 0,9 point par rapport aux prévisions d’avant-guerre. Par ailleurs, les monnaies de 27 pays africains ont perdu du terrain face au dollar, ce qui pourrait amplifier les pressions inflationnistes en rendant plus coûteuses les importations libellées en dollars. Ces tendances risquent d’élargir les déficits fiscaux des pays importateurs nets de pétrole, limitant leur capacité à soutenir les ménages à faible revenu confrontés à la hausse des coûts énergétiques.

Recommandations de la BAD pour atténuer l’impact

Face à ces défis, la BAD préconise une politique monétaire restrictive. Les banques centrales africaines doivent adopter des politiques monétaires et de change prudentes pour ancrer les anticipations d’inflation à long terme. Une coordination stratégique entre politique monétaire et fiscale est essentielle pour atténuer l’impact des hausses de prix des denrées alimentaires et de l’énergie sur les populations vulnérables. Lorsque l’espace fiscal le permet, des mesures temporaires et ciblées de protection sociale devraient être mises en œuvre pour protéger les populations les plus exposées aux chocs mondiaux.

Une vulnérabilité structurelle aux crises globales

Le rapport souligne la vulnérabilité historique des économies africaines face aux chocs mondiaux, qu’il s’agisse de guerres ou de pandémies. Entre 1991 et 1994, par exemple, la croissance du PIB par habitant a été négative pendant quatre années consécutives, en lien avec la guerre du Golfe. Ces tendances rappellent l’importance cruciale pour les pays africains de renforcer leur résilience économique face aux crises internationales.

Rédigé avec l'aide de l'IA. Relu et édité par la rédaction AfricanCEO.

Source: african.business

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