← Retour aux articles

Chimoney, la fintech nigériane, cesse ses activités après un manque de fonds

Chimoney, la plateforme de paiements transfrontaliers fondée au Nigeria, met fin à ses opérations en raison d’un manque de capital. La startup, basée au Canada, a annoncé la cessation de ses activités le 1er mai 2026, laissant ses clients dans l’obligation de trouver des alternatives.

Une fin brutale pour une promesse technologique

Fondée en 2022 par Uchi Uchibeke, Chimoney avait pour ambition de simplifier les paiements transfrontaliers pour les entreprises. La plateforme permettait de payer des freelances et des fournisseurs dans 41 devises à travers l’Afrique, l’Amérique du Nord et l’Amérique latine. Avec une API unique, Chimoney offrait des solutions de paiement variées, incluant les virements bancaires, le mobile money, les cartes-cadeaux et les stablecoins.

Pourtant, malgré un potentiel évident, Chimoney n’a pas réussi à lever suffisamment de fonds pour soutenir son développement. Uchibeke a reconnu que les 280 000 dollars levés, selon Crunchbase, étaient insuffisants pour une fintech opérant à l’échelle internationale. « Moins d’un million de dollars, c’est trop juste pour une fintech à vocation venture couvrant plusieurs juridictions », a-t-il déclaré.

Un échec stratégique et une leçon pour les startups

Chimoney avait rejoint l’accélérateur Techstars Toronto en 2023, un gage de crédibilité dans l’écosystème des startups. Cependant, la startup n’a pas su résoudre le défi de la distribution à grande échelle. Uchibeke a admis que trop d’efforts avaient été consacrés au développement produit au détriment de l’acquisition client.

En 2025, Chimoney avait tenté un pivot stratégique vers une infrastructure de paiement pour agents IA, permettant aux agents virtuels de gérer des portefeuilles et des transactions. Cette initiative, bien que prometteuse, n’a pas généré suffisamment de traction à temps.

Un processus de fermeture méthodique

Chimoney a notifié ses investisseurs en février 2026 et ses clients en avril. La plateforme a cessé de traiter les transactions le 30 avril, et un guide de migration a été publié pour aider les développeurs à transitionner vers d’autres solutions.

Les soldes des clients sont en cours de remboursement via un tableau de bord en libre-service, accessible jusqu’au 31 août 2026. Les remboursements sont traités en sept à quatorze jours ouvrables. Après cette date, les soldes non réclamés seront transférés aux bureaux des biens non réclamés provinciaux, conformément à la réglementation canadienne.

Un héritage et des projets futurs

Malgré la fermeture de Chimoney, Uchibeke reste actif dans l’écosystème technologique. Son entreprise mère, Chi Technologies Inc., conservera sa licence de fournisseur de services de paiement (PSP) sous statut dormant. Uchibeke travaille désormais sur APort, une plateforme où les agents IA doivent obtenir une autorisation avant d’effectuer des actions sensibles pour le compte des entreprises.

Cette expérience souligne les défis auxquels sont confrontées les startups fintech en Afrique et ailleurs. La leçon est claire : sans un financement adéquat et une stratégie de distribution solide, même les idées les plus innovantes peuvent échouer.

Chimoney laisse derrière elle un héritage mitigé, mais son histoire servira de cas d’étude pour les entrepreneurs africains naviguant dans le paysage complexe des paiements transfrontaliers.

Rédigé avec l'aide de l'IA. Relu et édité par la rédaction AfricanCEO.

Source: techcabal.com

Besoin de conseil en IA, fintech ou transformation digitale ? Contactez SoatDev →