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Blu Label se reconvertit dans l'énergie après sa séparation avec Cell C

Blu Label tourne la page Cell C pour se lancer dans l’électricité

Après des années de turbulence avec son investissement dans Cell C, Blu Label réoriente sa stratégie vers un secteur bien plus prometteur : l’électricité. Le groupe sud-africain, connu pour ses activités dans la distribution numérique et les télécoms, ambitionne désormais de devenir un acteur clé du marché énergétique local. Une transition qui s’inscrit dans la continuité de sa diversification, mais marque aussi une rupture avec les défis passés.

Une licence et des ambitions renouvelées

En février 2026, Blu Label a obtenu une licence de trading d’électricité auprès du régulateur national NERSA. Cette autorisation lui permet désormais de s’impliquer dans toute la chaîne de valeur énergétique : négoce, transport d’électricité (wheeling), production renouvelable, stockage par batteries et même la facturation municipale. Mark Levy, co-directeur général de Blu Label, explique que l’objectif est clair : “Nous voulons déployer des énergies vertes directement dans les réseaux municipaux, en plus de nos activités traditionnelles de trading et de transport.”

Le groupe vise actuellement 400 MW de capacité potentielle, avec des plans pour déployer jusqu’à 180 MW à court terme. Une ambition qui s’appuie sur des infrastructures déjà existantes, comme les 50 000 compteurs installés et les 10 000 à 15 000 supplémentaires prévus. Brett Levy, l’autre co-CEO, souligne que la “réassurance des revenus municipaux” représente un marché dormant estimé à 30 milliards de rands (1,9 milliard de dollars) en factures impayées ou incorrectement établies.

Des résultats contrastés, mais une stratégie claire

Les derniers résultats financiers de Blu Label reflètent cette transition. Si le chiffre d’affaires généré pour les services publics a progressé de 11 % à 24,3 milliards de rands (1,52 milliard de dollars), les commissions ont chuté de 10 % à 144 millions de rands (9 millions de dollars). Une pression sur les marges qui pousse le groupe à monter en puissance dans la chaîne de valeur énergétique.

Côté télécoms, la séparation avec Cell C a été coûteuse. Le groupe a enregistré une perte nette de 5,19 milliards de rands (324,4 millions de dollars), incluant une dépréciation de 6 milliards de rands (375 millions de dollars) sur la cession de son investissement. Sans ces effets, Blu Label affiche toutefois une santé financière solide : 9,4 milliards de rands (589,6 millions de dollars) de revenus normalisés et 923 millions de rands (57,7 millions de dollars) d’EBITDA.

Vers une nouvelle ère technologique

La vente d’une partie de ses parts dans Cell C a rapporté 2,7 milliards de rands (168,8 millions de dollars) à Blu Label, renforçant sa trésorerie. Les deux co-CEOs insistent sur la nécessité d’exploiter pleinement les technologies et données accumulées depuis 20 ans. Brett Levy évoque même la “monétisation des données” comme un levier de croissance majeur.

Avec cette reconversion énergétique, Blu Label mise sur l’avenir. Reste à savoir si cette transition sera aussi réussie que son retrait des télécoms a été douloureux.

Rédigé avec l'aide de l'IA. Relu et édité par la rédaction AfricanCEO.

Source: techcabal.com

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