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Bekia révolutionne la gestion des déchets en Afrique avec une levée de fonds stratégique

Bekia, la startup égyptienne spécialisée dans la technologie des déchets, vient de lever 765 000 dollars en fonds de démarrage. Cette manne financière va lui permettre d’étendre ses activités dans le domaine des logiciels d’entreprise et de structurer davantage la chaîne d’approvisionnement en recyclage, actuellement très fragmentée en Égypte.

La levée de fonds a été menée par Madica, un programme de capital-risque axé sur l’Afrique et affilié à Flourish Ventures. Catalyst Fund, un investisseur climatique panafricain, et Jambaar Capital, basé à Dakar, ont également participé à cette opération. Ces fonds seront utilisés pour élargir l’équipe d’ingénierie, développer l’offre logicielle B2B et tester le modèle dans un autre marché africain.

Cette initiative intervient alors que l’Égypte cherche à améliorer la collecte, le suivi et le traitement des déchets municipaux. Le pays génère environ 60 000 tonnes de déchets solides municipaux par jour, une grande partie finissant dans des décharges à ciel ouvert non gérées. Les objectifs gouvernementaux visent à augmenter le taux de recyclage municipal de 37 % en 2024 à 60 % d’ici 2027. Cependant, atteindre cet objectif ne dépend pas uniquement de l’infrastructure, car une grande partie des activités de recyclage en Égypte passe encore par des collecteurs informels qui travaillent souvent sans contrats formels, licences ou enregistrements cohérents. Cela rend difficile pour les entreprises de savoir d’où proviennent les matériaux recyclables, combien en ont été collectés et où ils sont ensuite acheminés.

Bekia connaît ce problème de l’intérieur. Fondée en 2019 en tant que plateforme grand public, la startup permettait aux ménages de programmer des enlèvements de déchets, de faire peser leurs matériaux contre des prix de référence et de recevoir des paiements numériques. L’entreprise a depuis évolué vers un modèle intermédiaire reliant les ménages et les clients de détail aux collecteurs indépendants et aux usines de recyclage. Les données transactionnelles sont devenues une partie importante de ce modèle.

Alaa Afifi, fondateur et PDG de Bekia, distingue la valeur des matériaux circulant dans le système et les informations qui leur sont attachées. Les matériaux recyclables ont déjà des prix de marché, mais connaître leur origine, leur mouvement et leur impact environnemental est beaucoup plus difficile. Le logiciel de Bekia est conçu pour capturer ces informations tout au long de la chaîne de recyclage. Ces données serviront de base à Bekia Next, le premier produit logiciel SaaS B2B de l’entreprise, prévu pour un lancement en octobre. La plateforme rassemblera les données de collecte et générera des rapports d’évitement de CO₂ pour les clients corporatifs. Ce produit s’adresse aux entreprises soumises à une pression croissante pour rendre compte de leurs émissions, y compris les multinationales opérant en Afrique et au Moyen-Orient.

Pour ces clients, l’utilité du logiciel dépendra de la cohérence des données de collecte sous-jacentes pour soutenir les rapports de durabilité et les exigences de conformité. Il existe également une autre opportunité de revenus. Bekia peut générer des profits grâce aux contrats de gestion des déchets d’entreprise et aux transactions de matériaux, tout en développant une activité logicielle récurrente basée sur les données produites par ces activités. L’entreprise affirme avoir détourné plus de 25 000 tonnes de déchets des décharges et intégré plus de 2 400 collecteurs indépendants sur sa plateforme. Elle compte également 100 000 clients de détail, dont 97 % sont des femmes. Le débit de la plateforme a augmenté sept fois depuis 2023, tandis que la rétention d’entreprise dépasse les 95 %. En juin 2026, la startup a ajouté une activité de réparation d’électronique d’occasion, lui offrant une autre catégorie pour capturer les transactions et étendre ses opérations de gestion des déchets.

Le passage de Bekia aux logiciels d’entreprise reflète une tendance plus large dans la technologie climatique africaine. Les startups construisent de plus en plus des logiciels autour des chaînes d’approvisionnement physiques, où les données insuffisantes rendent difficile pour les entreprises de mesurer ce qui se passe réellement sur le terrain. Le marché des déchets est particulièrement difficile à cet égard. La collecte peut impliquer des travailleurs informels, plusieurs intermédiaires, différents types de recycleurs et des enregistrements incohérents. Une couche logicielle n’est utile que si elle peut rassembler ces éléments sans perdre les détails qui rendent les données crédibles.

Son entrée prévue dans un autre marché africain mettra le modèle à l’épreuve en dehors du réseau de collecteurs et de clients qu’elle a mis plusieurs années à construire en Égypte. Des systèmes de collecte différents, des réglementations et des marchés de recyclage pourraient nécessiter des modifications à la fois du modèle opérationnel et du logiciel. La levée de fonds donne à Bekia plus de temps et de capital pour effectuer cette transition.

La grande opportunité est de transformer l’activité déjà en cours dans son réseau de recyclage en un produit logiciel que les entreprises seront prêtes à payer de manière récurrente.**

Rédigé avec l'aide de l'IA. Relu et édité par la rédaction AfricanCEO.

Source: techbuild.africa

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