AHL Venture Partners : Pourquoi le crédit privé prend le pas sur l'équité en Afrique
Un virage stratégique après une décennie d’expérimentations
Rosanne Whalley, figure emblématique de l’investissement en Afrique depuis 17 ans, a vu évoluer les dynamiques du financement continental. À la tête d’AHL Venture Partners, un fonds de capital-risque basé à Nairobi créé en 2007 par une famille européenne fortunée, elle a piloté des investissements variés : equity précoce et en croissance, dette, fonds de fonds, et structures hybrides. Après des années d’apprentissage sur le terrain, un constat s’impose : la dette offre une meilleure combinaison de rentabilité et d’impact durable.
La dette comme solution aux défis africains
En 2020, AHL Venture Partners a opéré un tournant stratégique. La famille fondatrice a offert à Whalley une liberté rare dans le secteur : définir sans contrainte un modèle viable. Leur conclusion ? Le crédit privé. Contrairement aux investissements en equity, la dette permet un recyclage plus rapide des capitaux, des rendements prévisibles et une liquidité accrue. Ces caractéristiques sont cruciales dans un contexte africain où les cycles économiques et les risques de change exigent une approche pragmatique.
AHL a ainsi recentré son portefeuille autour de prêts à des entreprises en phase d’expansion, dotées de flux de trésorerie solides et de dirigeants résilients. À ce jour, le fonds a soutenu plus de 35 entreprises et prépare un fonds dédié à la dette pour amplifier cette stratégie.
Les limites de l’impact investing traditionnel
Whalley critique ouvertement les lacunes du secteur. Selon elle, l’impact investing a souvent sous-performé financièrement, tandis que les institutions de financement du développement (DFI) considèrent trop souvent les gestionnaires de crédit privé comme des concurrents plutôt que des partenaires. Elle souligne également les risques de surcharger les startups en phase précoce avec des exigences ESG (environnementales, sociales et de gouvernance) avant même qu’elles n’atteignent leur marché cible.
Un modèle qui séduit les investisseurs
Kerry Nasidai, manager d’investissement chez AHL, explique que cette transition vers la dette s’inscrit dans une logique de durabilité. Le fonds a progressivement liquidé ses actifs en equity pour se concentrer sur des solutions de financement plus adaptées aux besoins du marché. Cette approche a déjà convaincu la famille fondatrice et attire désormais d’autres investisseurs.
L’avenir du crédit privé en Afrique
AHL Venture Partners se positionne comme un pionnier du crédit privé en Afrique. Leur expérience accumulée depuis 2007 et leur track record solide en font un acteur clé d’un secteur en pleine expansion. Alors que les défis économiques persistent, leur modèle pourrait bien redéfinir les standards du financement entrepreneurial sur le continent.
Rédigé avec l'aide de l'IA. Relu et édité par la rédaction AfricanCEO.
Source: techcabal.com