← Retour aux articles

Vodacom mise sur la fintech pour révolutionner son avenir en Afrique

Vodacom franchit un cap historique avec 548 milliards de dollars de transactions mobiles

En à peine un an, Vodacom a traité près de 548 milliards de dollars via ses plateformes de mobile money, un chiffre qui illustre la mutation stratégique du géant des télécoms africains. Cette performance, révélée dans son dernier rapport trimestriel clos le 30 juin 2026, confirme que l’avenir de Vodacom ne se limite plus aux appels vocaux et forfaits data. L’acquisition récente d’une participation majoritaire dans Safaricom, portant sa part à 55%, renforce cette orientation vers les services financiers digitaux.

Une transformation accélérée par l’acquisition de Safaricom

L’opération capitalistique qui a scellé le contrôle de Safaricom, première entreprise de télécommunications d’Afrique de l’Est, marque un tournant dans la stratégie Vision 2030 de Vodacom. « Ce trimestre a été déterminant avec l’achèvement de notre acquisition stratégique de Safaricom », déclare Shameel Joosub, CEO du groupe. Cette consolidation permet à Vodacom d’étendre son influence géographique tout en accélérant sa transition vers un acteur majeur de la fintech africaine.

Les services financiers représentent désormais plus de 22% des revenus du groupe, contre seulement 13% avant l’acquisition. Les plateformes de mobile money, avec leurs 548 milliards de dollars de transactions annuelles, deviennent le moteur principal de croissance. Cette dynamique a conduit Vodacom à réviser ses objectifs financiers, visant désormais une croissance annuelle de l’EBITDA et des flux de trésorerie opérationnels dans les « premiers chiffres à deux chiffres ».

L’Afrique, terrain de jeu privilégié pour la croissance

Si l’Afrique du Sud reste le marché le plus rentable de Vodacom, avec une croissance de 2% des revenus au dernier trimestre, c’est en Afrique subsaharienne que le groupe trouve ses plus fortes dynamiques. L’Égypte affiche une hausse spectaculaire de 32,8% des revenus en monnaie locale, tandis que les services financiers y progressent de 73%. Les opérations internationales (Tanzanie, RDC, Mozambique et Lesotho) enregistrent quant à elles une croissance normalisée de 14%.

Vodacom étend également l’usage des technologies financières à travers ses marchés. En Tanzanie, le lancement d’une solution de paiement sans contact via M-PESA permet désormais à 22 millions d’utilisateurs d’effectuer des transactions en un simple geste. En RDC, l’entreprise utilise même les données mobiles anonymisées pour soutenir la lutte contre Ebola, prouvant l’étendue des applications de ses plateformes.

Vers un écosystème technologique intégré

L’acquisition de Safaricom symbolise bien plus qu’une expansion géographique : elle consacre la métamorphose de Vodacom en un conglomérat technologique diversifié. Le groupe ambitionne désormais de générer plus de 300 milliards de rands (18 milliards de dollars) de revenus d’ici 2030, contre une cible initiale de 200 milliards. Cette ambition repose sur trois piliers : la fintech, les services digitaux et l’expansion dans des marchés africains à forte croissance.

Avec 7,8 milliards de rands (467 millions de dollars) générés par les services digitaux, soit près de 23% des revenus du groupe, Vodacom confirme que son avenir se joue dans l’intégration réussie de ces nouvelles activités. La fintech n’est plus un complément, mais bien le cœur battant d’une stratégie africaine ambitieuse.

Rédigé avec l'aide de l'IA. Relu et édité par la rédaction AfricanCEO.

Source: techcabal.com

Besoin de conseil en IA, fintech ou transformation digitale ? Contactez SoatDev →