Verto révolutionne les paiements intra-africains : de 21 jours à 24 heures
Le paradoxe des paiements transfrontaliers en Afrique
En 2026, les entreprises africaines de taille intermédiaire font face à un défi persistant : transférer des fonds vers l’Europe prend quelques jours, tandis qu’un paiement intra-africain peut prendre plus d’une semaine. Cette disparité explique pourquoi seulement 15 % du commerce africain se fait au sein du continent. Verto, une fintech en pleine expansion, s’attaque à ce problème structurel.
Les défis des paiements intra-africains
Ola Oyetayo, CEO et cofondateur de Verto, résume le problème : « Payer Lagos est plus compliqué que payer Londres. En 2026, cela n’a aucun sens, surtout alors que l’on parle tant d’accroître le commerce intra-africain. » Verto traite aujourd’hui plus de 25 milliards de dollars annuellement pour 5 000 entreprises, avec des transactions allant de 50 000 à 500 000 dollars. Pourtant, malgré ces avancées, les contraintes politiques et d’accès aux devises limitent encore l’impact des fintechs.
Le processus complexe des transferts traditionnels
Un paiement d’une entreprise sud-africaine vers un fournisseur nigérian illustre bien les inefficacités du système. Les fonds ne circulent pas directement entre le rand et le naira, mais passent par une banque correspondante à Londres ou New York. Le processus inclut des conversions de devises, des vérifications anti-blanchiment et des contrôles de la Banque centrale du Nigeria (CBN). Ces étapes allongent les délais et augmentent les coûts.
Un transfert de 10 000 dollars peut ainsi coûter entre 430 et 650 dollars, soit 4,3 à 6,5 % de frais. Les spreads de change, les frais SWIFT et les commissions bancaires locales s’additionnent. Verto réduit ces coûts à 75-150 dollars, soit 0,75 à 1,5 % de frais.
L’impact économique des délais et coûts
Oyetayo souligne un seuil critique : « Lorsque les frais dépassent 5-6 % ou que les délais excèdent cinq jours, l’opération n’est plus rentable. Les entreprises sud-africaines préfèrent alors se tourner vers l’Europe, l’Inde ou la Chine plutôt que de commercer au sein du continent. »
La solution Verto : rapidité et transparence
Verto résout ce problème en réduisant les délais de règlement à 24-48 heures grâce à des pools de liquidités localisés et des rails bancaires intégrés. Par exemple, un fabricant sud-africain d’équipements agricoles a pu régler une facture de 100 000 dollars en deux jours au lieu de 21, avec des frais réduits de 5 000 à 1 500 dollars. Cette transformation a rendu l’opération non seulement viable, mais aussi très rentable.
Les limites des fintechs face aux politiques monétaires
Cependant, Oyetayo rappelle que les fintechs ne peuvent pas créer de liquidités. Verto optimise la découverte des prix et facilite les échanges entre acheteurs et vendeurs de devises locales, mais ne peut contourner les restrictions imposées par les banques centrales. Les véritables changements structurels nécessitent des réformes macroéconomiques et une diversification des exportations.
Conclusion : un pas vers l’intégration africaine
Verto marque une étape importante dans la réduction des frictions liées aux paiements intra-africains. Cependant, pour que le commerce continental prospère, il faudra aussi des réformes politiques et monétaires ambitieuses. En attendant, les entreprises africaines disposent désormais d’outils pour rendre leurs échanges plus fluides et rentables.
Rédigé avec l'aide de l'IA. Relu et édité par la rédaction AfricanCEO.
Source: technext24.com