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SunCulture révolutionne le financement de l'irrigation solaire au Kenya

Une innovation financière accélère l’accès à l’irrigation solaire pour les petits agriculteurs kényans

Depuis sa création en 2012, SunCulture a vendu plus de 85 000 systèmes d’irrigation solaire au Kenya, transformant l’agriculture de subsistance grâce à son modèle ‘pay-as-you-grow’. Cette semaine, la société a franchi une nouvelle étape en concluant un accord de 10 millions de dollars avec Mirova, via son Gigaton Fund. Cette opération de titrisation, liée aux créances d’irrigation solaire, pourrait bien devenir un modèle reproductible à travers l’Afrique.

Un mécanisme de financement révolutionnaire

L’accord repose sur un véhicule spécialisé qui acquiert les créances de paiement des clients agriculteurs de SunCulture. Mirova fournit un financement senior garanti contre ces créances, permettant à SunCulture de réinvestir son capital dans de nouveaux financements clients plutôt que de maintenir des créances à long terme dans son bilan. Une caractéristique clé de cette structure est la protection contre les risques de change, un défi majeur pour les entreprises opérant à grande échelle en Afrique. Les agriculteurs paient en shillings kényans, tandis que le capital de croissance est traditionnellement exposé au dollar, créant un déséquilibre économique.

‘Le véritable frein à l’accès à l’irrigation au Kenya n’a jamais été la demande des agriculteurs, mais l’absence de financement abordable avec les bonnes conditions de durée et de devise’, déclare Samir Ibrahim, PDG de SunCulture. Cette transaction répond précisément à ce besoin.

Un modèle reproductible pour le secteur énergétique productif

Rim Azirar, directrice adjointe des transitions énergétiques chez Mirova, considère cette transaction comme un modèle pour d’autres entreprises d’énergie solaire productive en Afrique. Cependant, la reproductibilité dépend de la taille et de la qualité du portefeuille de créances. La plupart des entreprises africaines d’énergie solaire productive ne sont pas encore à ce stade de maturité.

L’importance de cette opération réside dans son mécanisme de recyclage des capitaux. La titrisation permet à SunCulture de séparer son bilan de ses financements clients, libérant ainsi sa croissance des contraintes de levée de fonds directe. Ce modèle rappelle la stratégie agressive de MNT-Halan en Égypte, qui a utilisé plusieurs tranches de titrisation pour financer son portefeuille de prêts à la consommation sans dépendre des cycles de capital-risque.

Un précédent pour les technologies climatiques en Afrique

Alors que le secteur africain des technologies climatiques a attiré des capitaux subventionnés et des dons au cours de la dernière décennie, la titrisation représente une nouvelle catégorie d’instruments : des dettes institutionnelles à prix commerciaux, garanties par le comportement réel de remboursement plutôt que par des projections d’impact développemental. La conclusion de cet accord par SunCulture à hauteur de 10 millions de dollars fournit au secteur un précédent documenté, ce qui pourrait accélérer les futures transactions.

Cette innovation financière marque un tournant pour l’accès à l’irrigation solaire en Afrique, avec des implications potentielles bien au-delà du Kenya.

Rédigé avec l'aide de l'IA. Relu et édité par la rédaction AfricanCEO.

Source: techbuild.africa

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