Onafriq : une infrastructure stablecoin en couches pour l'Afrique
Onafriq multiplie les partenariats pour construire une infrastructure stablecoin complète en Afrique. Quatre alliances stratégiques, chacune ciblant un segment spécifique de la chaîne de valeur des cryptomonnaies.
Depuis le début de l’année 2026, Onafriq a annoncé une série de partenariats visant à renforcer son écosystème stablecoin pour les entreprises africaines. Ces collaborations, chacune avec un rôle distinct, forment une pile technologique complète couvrant les portefeuilles numériques, la liquidité, le règlement transfrontalier et l’acceptation des paiements. Mais comment ces alliances s’articulent-elles concrètement ?
Une pile technologique en quatre couches
Chaque partenaire d’Onafriq occupe une niche spécifique au sein de son infrastructure stablecoin. Conduit, annoncé en février 2026, se concentre sur le règlement transfrontalier institutionnel, permettant aux entreprises de transférer des fonds à l’international via des stablecoins avec conversion en monnaie fiduciaire intégrée. Yuno, intégré en juin, renforce l’acceptation des paiements par les commerçants et leur orchestration, facilitant la gestion de multiples méthodes de paiement, y compris les actifs numériques. Privy, partenaire depuis juillet, se spécialise dans l’infrastructure de portefeuilles numériques (custodial et non-custodial), permettant aux entreprises d’intégrer des portefeuilles sécurisés dans leur expérience client sans que les utilisateurs aient à gérer des phrases de récupération.
VALR, annoncé en avril, représente un cas particulier. Contrairement aux rapports initiaux suggérant qu’Onafriq utiliserait l’infrastructure de VALR pour le financement en monnaie locale, la réalité est inverse : c’est VALR qui utilisera l’infrastructure d’Onafriq pour les opérations de rampe montante et descendante dans les marchés où la réglementation le permet. Ce partenariat est d’ailleurs le seul actuellement en production, selon Onafriq.
Des déploiements inégaux
Si Yuno est déjà opérationnel dans sept pays africains (Égypte, Ghana, Kenya, Nigeria, Cameroun, Côte d’Ivoire et Ouganda), et que VALR vient de démarrer ses activités, les statuts de Conduit et Privy sont moins clairs. Onafriq se contente d’indiquer être ‘satisfait des progrès’ pour Conduit, sans fournir de détails sur les transactions traitées ou les corridors actifs. Quant à Privy, le partenariat marque le début d’une collaboration structurée plutôt qu’un lancement commercial immédiat.
Une approche progressive et réglementaire
Onafriq adopte une stratégie de validation par pilotes contrôlés avant tout déploiement commercial. Cette approche permet de tester la technologie, les cadres réglementaires et l’expérience client avant une généralisation. Les annonces de disponibilité pour les clients se feront marché par marché, au fur et à mesure des validations.
En résumé, si l’infrastructure stablecoin d’Onafriq est en construction active, ses composantes les plus directement liées aux stablecoins (Conduit et Privy) restent encore en phase de développement, tandis que les solutions d’acceptation des paiements et de rampe montante/descendante sont déjà opérationnelles.**
Rédigé avec l'aide de l'IA. Relu et édité par la rédaction AfricanCEO.
Source: technext24.com