Mohammed Bashir Yunusa : L'avenir de la banque africaine se joue hors des agences
Mohammed Bashir Yunusa, expert en banque digitale et commerce non-intérêts, révèle comment les institutions financières africaines doivent repenser leur approche pour réussir dans la décennie à venir.
Dans un secteur bancaire en pleine mutation, Mohammed Bashir Yunusa, Divisional Head Digital Banking & Commerce à The Alternative Bank, apporte un éclairage précieux sur les tendances qui façonneront l’industrie. Avec plus de 15 ans d’expérience, il a piloté des initiatives transformatrices en matière de stratégie commerciale, de banque digitale et de finance innovante.
La révolution du commerce non-intérêts
Le modèle traditionnel de la banque repose sur les intérêts, mais Yunusa défend une approche radicalement différente. « Nous ne répliquons pas la banque conventionnelle, nous construisons des modèles commerciaux où clients, marchands et banques tirent profit d’un commerce authentique », explique-t-il. Cette philosophie a guidé le développement de la première plateforme nigériane d’e-commerce à crédit, où chaque transaction doit être adossée à une activité économique réelle.
La confiance avant la technologie
Un enseignement clé de son expérience : l’innovation technologique ne suffit pas. Lors du lancement de la plateforme d’e-commerce, l’obstacle majeur n’était pas technique, mais comportemental. « Les clients ne voulaient pas seulement du crédit ; ils cherchaient la confiance : que la livraison soit assurée, le remboursement simple et les produits transformateurs », souligne-t-il. Cette priorité accordée à la confiance sur la technologie s’applique à toute innovation financière.
Digital vs Commerce : un équilibre délicat
Au sein des banques, les équipes digitales et commerciales ont souvent des objectifs divergents. « Les digital teams optimisent l’expérience utilisateur, tandis que les équipes commerce se concentrent sur la rentabilité », observe Yunusa. Le défi consiste à aligner ces deux impératifs pour que l’expérience client et la viabilité économique progressent de concert.
Qui détient le pouvoir dans les partenariats fintech ?
La dynamique des relations entre banques, fintechs et marchands a évolué. « La clé du pouvoir réside dans la relation client », affirme Yunusa. Alors que les fintechs avaient initialement l’avantage grâce à leur agilité, les banques ont comblé leur retard en matière de digitalisation. Aujourd’hui, la sophistication croissante des marchands et les attentes élevées des clients redessinent le paysage.
Un engagement pour une finance inclusive
Diplômé de plusieurs prestigieuses institutions, dont l’IESE Business School et l’Université d’Oxford, Yunusa voit la finance comme un levier d’opportunités. « Notre travail consiste à créer des institutions qui allient excellence commerciale et innovation pour un impact économique durable », conclut-il. Dans cette optique, la prochaine décennie de la banque africaine ne se jouera pas dans le nombre d’agences, mais dans la capacité à innover et à répondre aux besoins réels des clients.
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Rédigé avec l'aide de l'IA. Relu et édité par la rédaction AfricanCEO.
Source: techcabal.com