Maplerad : la révolution des transferts d'argent en Afrique
Un enjeu de taille : les transferts de fonds vers l’Afrique
Chaque année, des millions de travailleurs africains expatriés envoient de l’argent à leurs proches. En 2024, ces transferts ont atteint 92,2 milliards de dollars selon la Banque mondiale. Pourtant, les frais restent exorbitants : envoyer 200 dollars en Afrique subsaharienne coûte en moyenne 8,45 %, bien au-dessus de la moyenne mondiale (6,4 %) et loin de l’objectif des Nations Unies (3 %). Dans certains cas, ces frais grèvent jusqu’à 12,7 % du montant transféré. Pour un travailleur envoyant 200 dollars mensuels, cela représente plus de 200 dollars perdus en frais annuels.
Les raisons d’une inefficacité persistante
Ces coûts élevés s’expliquent par les circuits complexes des transferts. La plupart passent encore par des réseaux bancaires correspondants, impliquant plusieurs intermédiaires qui prélèvent leur commission. Lorsque les réglementations locales bloquent les transferts directs vers les portefeuilles mobiles, ces frais restent intacts. Si certains couloirs à fort volume ont vu leurs prix baisser, les routes moins fréquentées entre pays africains restent chères, faute de concurrence.
Maplerad : une solution infrastructurelle
Fondée en 2020 par Obinna Chukwujioke et Miracle Anyanwu, Maplerad a identifié ce goulet d’étranglement. Initialement lancée comme une application de paiements (Wirepay), l’entreprise a pivoté en 2022 vers une plateforme de paiements en temps réel. Elle propose désormais aux entreprises, banques et fintechs des outils pour transférer de l’argent sans passer par les réseaux bancaires traditionnels.
Maplerad opère aujourd’hui dans 8 pays (Nigeria, Ghana, Kenya, Côte d’Ivoire, Bénin, Cameroun, Ouganda et Tanzanie) et collabore avec des géants comme MTN et Orange. Elle a déjà traité plus de 500 millions de dollars de transactions pour 3 000 entreprises et 5 millions d’utilisateurs finaux. Des acteurs comme Chipper, Remitly et Nombank font partie de ses clients.
Une levée de fonds prometteuse
En 2022, Maplerad a levé 6 millions de dollars auprès de Valar Ventures, un fonds de capital-risque américain de premier plan. Cette levée témoigne de la confiance des investeurs dans son modèle, qui vise à devenir l’infrastructure centrale d’un marché de paiements transfrontaliers B2B estimé entre 300 et 500 milliards de dollars.
Les défis à venir
Malgré ces avancées, des obstacles subsistent. Les cadres réglementaires varient fortement d’un pays à l’autre, et les marges de change dans certains couloirs réduisent encore les économies réalisées. Atteindre l’objectif de 3 % de frais fixé par le G20 d’ici 2027 nécessitera des investissements bien au-delà de ce qu’une seule entreprise peut apporter. Pourtant, avec 500 millions de dollars traités et des milliers d’entreprises déjà connectées, Maplerad s’impose comme un acteur clé de cette transformation.
L’impact concret sur les familles africaines
Cette infrastructure a un impact direct sur le quotidien des familles. En permettant aux entreprises de transférer de l’argent sans passer par Londres ou New York, Maplerad réduit les coûts pour les transferts essentiels comme le loyer ou les frais scolaires. Bien que ce lien ne soit pas toujours visible, il est bien réel : chaque gain d’efficacité se répercute directement dans les poches des bénéficiaires.
Rédigé avec l'aide de l'IA. Relu et édité par la rédaction AfricanCEO.
Source: disruptafrica.com