Mamor Capital Ventures lance son premier fonds de capital-risque pour combler le déficit de financement en Afrique du Sud
Dans un paysage où les startups sud-africaines peinent à trouver des investisseurs pour leur croissance, Mamor Capital Ventures se positionne comme un acteur clé. Le premier fonds de capital-risque de cette firme, dirigée par des femmes noires, vient de lever 300 millions de rands (18,8 millions de dollars) lors de sa première clôture. Un coup d’envoi prometteur pour un marché en quête de solutions financières adaptées.
Un fonds ciblé pour des entreprises déjà rentables
Mamor Capital vise un objectif total de 550 millions de rands (34,375 millions de dollars) et se concentre sur des entreprises technologiques sud-africaines ayant déjà une clientèle payante. Mamokete Ramathe, fondatrice et CEO de Mamor Capital, souligne que le processus de levée de fonds a duré plus de trois ans. Elle révèle que les investisseurs traditionnels, comme les fonds de pension et les banques, restent prudents face au capital-risque. Certains ont des mandats limitant leurs investissements dans les entreprises en phase de démarrage, tandis que d’autres associent encore le capital-risque à des entreprises non rentables.
Pour réduire ces risques, Mamor Capital investit dans des entreprises ayant déjà prouvé leur viabilité commerciale. Ramathe explique que le critère principal n’est pas la rentabilité immédiate, mais plutôt la présence de clients payants, la capacité à les fidéliser, un marché potentiel et un chemin réaliste vers la profitabilité.
Un marché en croissance mais fragmenté
En 2024, le marché du capital-risque en Afrique australe a enregistré 13,35 milliards de rands (834,4 millions de dollars) en investissements actifs à travers 1 325 deals. Cependant, les sorties limitées et le manque de financements de suivi restent des obstacles majeurs. Mamor Capital se positionne ainsi dans un marché où la croissance du capital est en hausse, mais où les fondateurs peinent encore à sécuriser les tours de financement suivantes.
Fuzlin Levy-Hassen, co-fondatrice et CFO de Mamor Capital, insiste sur l’importance d’investir dans des entreprises montrant une demande commerciale réelle plutôt que de simples promesses de croissance future. Le fonds se concentrera sur des secteurs clés comme l’accès financier, les infrastructures numériques et les technologies visant à élargir la participation économique.
Un soutien institutionnel significatif
L’investissement de la Public Investment Corporation (PIC), le plus grand gestionnaire d’actifs d’Afrique du Sud, est un signal fort. Leon Smit, directeur général par intérim de la PIC, souligne que Mamor Capital combine une équipe expérimentée, une stratégie claire et une proposition de transformation solide. La PIC voit cet investissement comme un moyen d’accéder au marché croissant du capital-risque sud-africain tout en soutenant la transformation économique.
Ketso Gordhan, CEO du South African Small and Medium Enterprise Fund, souligne l’importance d’augmenter le nombre de gestionnaires de fonds locaux capables de soutenir les entreprises technologiques. Son investissement vise à renforcer ce pool de gestionnaires compétents.
Perspectives d’avenir
Malgré les défis persistants, des signes encourageants émergent. Ramathe note que certaines institutions non encore investies dans le capital-risque étudient activement ce marché. Mamor Capital Ventures, avec son approche ciblée et son soutien institutionnel, pourrait bien contribuer à combler le déficit de financement pour les entreprises en phase post-revenu en Afrique du Sud.
En fin de compte, ce fonds représente une étape cruciale pour dynamiser l’écosystème des startups sud-africaines et attirer davantage d’investisseurs dans ce secteur prometteur.
Rédigé avec l'aide de l'IA. Relu et édité par la rédaction AfricanCEO.
Source: techcabal.com