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Les géants industriels de Tanzanie : vision, diversification et défis

Mohammed Dewji : l’architecte d’un empire industriel tanzanien

Avec une fortune personnelle évaluée à 2,1 milliards de dollars par Forbes, Mohammed Dewji incarne le succès entrepreneurial en Tanzanie. À la tête de Mohammed Enterprises Tanzania Limited (MeTL), il a transformé cette entreprise familiale en un conglomérat privé influent, présent dans 11 pays et employant 40.000 personnes. Le chiffre d’affaires annuel de MeTL dépasse les 3 milliards de dollars, soit environ 3% du PIB tanzanien. Une performance remarquable quand on sait que ces revenus équivalent à plus du double des recettes d’exportation traditionnelles comme le tabac ou le café.

Dewji a hérité d’une entreprise modeste dans les années 2000. En capitalisant sur la privatisation des entreprises publiques, il a acquis des sociétés en difficulté pour les convertir en succès économiques. Sa stratégie de réinvestissement et d’intégration verticale a porté ses fruits : les revenus sont passés de 30 millions à plus de 3 milliards de dollars. Aujourd’hui, il vise un objectif ambitieux : atteindre 10 milliards de dollars d’ici 2030, en misant sur l’exploitation du graphite et le tourisme de luxe.

Edha Nahdi : la diversification comme moteur de croissance

À seulement 19 ans, Edha Nahdi a fondé Camel Oil Tanzania en 2006. Ce qui commença comme une entreprise de trading pétrolier s’est transformé en un empire industriel diversifié. Aujourd’hui, Amsons Group emploie plus de 10.000 personnes et opère dans l’énergie, le ciment, la logistique et les biens de consommation courante.

Nahdi a marqué l’industrie du ciment en Tanzanie en acquérant Mbeya Cement et en prenant une participation de 27% dans East African Portland Cement Company au Kenya. Il prévoit désormais des usines supplémentaires à Tanga et Kwale pour concurrencer Dangote Cement. Parallèlement, il investit dans les énergies renouvelables avec un projet solaire de 1 GW en Zambie, d’une valeur de 600 millions de dollars. Amsons vise également une acquisition stratégique en Suisse avec Oryx Energies et développe un pipeline de projets énergétiques transfrontaliers.

Rostam Aziz : médias, politique et défis économiques

L’acquisition par Rostam Aziz d’une participation majoritaire dans Nation Media Group (NMG) a suscité des débats en avril dernier. Ce groupe média kenyan, le plus influent de la région, est désormais sous contrôle majoritaire d’un homme aux liens politiques avec le président William Ruto. Aziz a toutefois assuré que ses relations personnelles n’affecteraient pas l’indépendance éditoriale.

NMG traverse une période financière difficile, avec trois années consécutives de pertes. Aziz devra donc relever le défi de restaurer la rentabilité sans recourir à des licenciements massifs, comme il l’a promis au personnel. Cette acquisition s’inscrit dans une tendance plus large où les entrepreneurs tanzaniens étendent leur influence au-delà des frontières nationales.

Conclusion : l’avenir industriel de la Tanzanie

Ces trois figures illustrent la dynamique entrepreneuriale tanzanienne. Leur succès repose sur une combinaison de vision à long terme, diversification stratégique et investissement dans des secteurs clés. Cependant, leurs ambitions s’accompagnent de défis : maintenir la croissance dans un contexte économique volatile, gérer les perceptions politiques et assurer une transition durable vers des industries modernes. Leur parcours inspire non seulement la Tanzanie, mais l’ensemble du continent africain.

Rédigé avec l'aide de l'IA. Relu et édité par la rédaction AfricanCEO.

Source: african.business

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