Le Fellowship Pan-Africain de Yango 2026 : former les talents locaux pour résoudre des problèmes concrets
En Côte d’Ivoire, six équipes de jeunes technologues ont présenté leurs projets lors du Pitch Day final du Fellowship Pan-Africain de Yango, le 19 septembre dernier. Parmi les solutions proposées : un système de paiement simplifié pour les transports informels, une plateforme connectant les chercheurs d’emploi africains à des opportunités de travail à distance, et un service de collecte de déchets reliant les ménages aux collecteurs informels. Au total, 12 000 dollars de prix étaient en jeu pour les projets les plus prometteurs.
Ce programme, initié par Yango Group – une entreprise basée à Dubaï opérant dans les services numériques (mobilité, livraison, foodtech et divertissement) – a sélectionné 24 fellows parmi plus de 600 candidats issus de six pays africains : Côte d’Ivoire, Ghana, Zambie, Sénégal, Éthiopie et Mozambique. Pendant 12 semaines, ces jeunes talents ont travaillé en équipes multinationales pour identifier des problèmes locaux, les analyser, concevoir des solutions et développer des prototypes.
Un programme ancré dans les réalités africaines
Selon la Banque mondiale, près d’un million de jeunes Africains entrent chaque mois sur le marché du travail. Pourtant, moins de 25 % des étudiants africains en enseignement supérieur suivent des cursus STEM (Sciences, Technologies, Ingénierie et Mathématiques), alors que 230 millions d’emplois en Afrique subsaharienne nécessiteront des compétences numériques d’ici 2030. Shashi Singh, Directeur des opérations pour Yango Ride MEA & Asie, souligne l’importance de combler ce fossé : « Nous voulons donner accès à des talents locaux qui comprennent parfaitement les défis de leur environnement. »
Lancé en Zambie en 2024, le Fellowship s’est étendu à deux pays en 2025 avant d’atteindre six pays cette année, avec une attention particulière portée à l’intelligence artificielle appliquée. « L’engagement des participants a été très fort, et nous avons décidé d’élargir le programme à plusieurs pays pour favoriser les échanges interculturels », explique Singh.
Avant de se réunir à Abidjan pour la cérémonie de clôture, les fellows ont suivi des ateliers en ligne sur le personal branding, l’innovation, l’entrepreneuriat et la littératie financière. Ils ont ensuite formé des équipes mixtes pour travailler sur des problèmes du quotidien, une approche que Yango considère comme essentielle. « Ceux qui vivent un problème comprennent mieux le contexte nécessaire pour y apporter une solution », affirme Singh, comparant cette connaissance à la « fenêtre de contexte » des systèmes d’IA.
Une stratégie africaine axée sur le local
Cette vision s’inscrit dans la stratégie globale de Yango en Afrique. Adeniyi Adebayo, Chief Business Officer pour l’Afrique, avait déclaré en juin que l’entreprise mise sur une présence locale et une compréhension fine des dynamiques urbaines, plutôt que de traiter les pays comme des marchés homogènes. En mai, Yango a annoncé un investissement d’au moins 150 millions de dollars pour son expansion africaine en 2026, visant l’entrée dans dix nouveaux pays.
Le Fellowship n’est pas conçu comme un simple vivier de recrutement pour Yango. « L’objectif est de leur offrir une exposition et de rester en contact, que ce soit pour des opportunités au sein de notre entreprise ou pour des projets qui pourraient même devenir nos concurrents », précise Singh. Les cohortes précédentes ont donné naissance à des startups et des stages, prouvant l’efficacité de ce modèle.
Alors que l’Afrique continue de renforcer son écosystème technologique, des initiatives comme le Fellowship Pan-Africain de Yango jouent un rôle clé dans la formation de la prochaine génération de leaders tech, capables de transformer les défis locaux en opportunités innovantes.
Rédigé avec l'aide de l'IA. Relu et édité par la rédaction AfricanCEO.
Source: techcabal.com