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L'infrastructure des véhicules électriques se déploie à travers l'Afrique

Les ventes de voitures électriques en Afrique ont bondi, passant de 4 000 unités en 2023 à environ 25 000 en 2025. Cette croissance rapide rend la mise en place d’une infrastructure de recharge une priorité absolue pour la transition des transports sur le continent. Contrairement aux modèles européens, chinois ou américains, l’Afrique développe une approche unique, adaptée à ses réalités spécifiques : un marché dominé par les motos et véhicules utilitaires, des distances interurbaines importantes, un accès inégal à l’électricité et un manque de places de parking privées.

Une adoption accélérée des véhicules électriques

Bien que l’électromobilité reste marginale en Afrique, son adoption s’accélère. Selon l’Agence internationale de l’énergie (AIE), les ventes de nouvelles voitures électriques ont atteint environ 25 000 unités en 2025, contre seulement 4 000 en 2023. L’Égypte, le Maroc et l’Afrique du Sud ont représenté près de 70 % de ces ventes en 2025, tandis que l’Éthiopie, Maurice, le Rwanda et le Nigeria ont également enregistré des progrès notables.

Des solutions innovantes pour surmonter les défis locaux

L’Afrique du Sud dispose déjà de l’une des infrastructures de recharge publique les plus développées du continent. GridCars exploite plus de 350 bornes de recharge AC et DC rapides, représentant plus de 70 % des points de recharge publics du pays. Cependant, les stations connectées au réseau traditionnel ne sont qu’une solution parmi d’autres.

En mai 2026, l’entreprise sud-africaine CHARGE a inauguré une station de recharge autonome alimentée par des panneaux solaires le long du corridor Johannesburg-Durban N3. Ces stations combinent production solaire et stockage d’énergie, réduisant ainsi la dépendance au réseau électrique national. Ce modèle pourrait permettre le déploiement de l’infrastructure de recharge dans des zones où le réseau est faible ou coûteux à étendre.

Des politiques publiques pour structurer le marché

Le Kenya a lancé en février 2026 sa Politique nationale de l’électromobilité, imposant que 5 % des places de parking dans les nouvelles constructions commerciales soient réservées aux bornes de recharge. Le pays a également introduit un tarif électrique hors pointe pour soutenir la recharge des véhicules électriques.

Le Rwanda a formalisé son marché en juin 2026 avec des réglementations encadrant les infrastructures de recharge et les stations d’échange de batteries. Ces règles visent à structurer un secteur en pleine expansion.

Le potentiel des échanges de batteries

Les motos électriques représentent un marché prometteur en Afrique. Pour les conducteurs qui utilisent leur véhicule pour des livraisons ou des déplacements professionnels, attendre plusieurs heures pour recharger une batterie n’est pas viable. L’échange de batteries offre une alternative efficace.

Spiro, une entreprise africaine spécialisée dans l’électromobilité, a déployé plus de 100 000 véhicules électriques et 2 500 stations d’échange de batteries dans sept pays, dont le Nigeria, le Kenya, le Rwanda et l’Ouganda. En juin 2026, la société a levé 215 millions de dollars pour étendre son réseau et ses infrastructures énergétiques.

Conclusion

L’infrastructure des véhicules électriques en Afrique évolue rapidement, passant de projets isolés à des réseaux plus coordonnés. La combinaison de politiques publiques ambitieuses, d’innovations technologiques et d’investissements privés positionne le continent pour une transition des transports durable et adaptée à ses spécificités.

Rédigé avec l'aide de l'IA. Relu et édité par la rédaction AfricanCEO.

Source: techbuild.africa

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