Kenya impose un prélèvement de 15% sur les cessions d'entreprises par des investisseurs étrangers
Le gouvernement kényan vient de proposer une mesure qui pourrait bouleverser les règles du jeu pour les investisseurs étrangers dans son écosystème startup. La proposition, incluse dans le projet de loi de finances 2026, vise à imposer un prélèvement de 15% sur les plus-values réalisées lors des cessions d’entreprises par des fonds de capital-risque étrangers.
John Mbadi, le secrétaire du Trésor national kényan, justifie cette mesure par un principe simple : si les profits ont été générés au Kenya, une partie devrait revenir au pays. Cependant, la structure actuelle des investissements étrangers en Afrique complique singulièrement cette approche. Les investisseurs passent souvent par des juridictions comme Maurice, les îles Caïmans ou le Delaware pour accéder au capital international.
Cette proposition soulève une question cruciale : cette mesure rendra-t-elle le Kenya plus autonome ou simplement plus coûteux pour les investisseurs ? L’histoire montre que le pays a déjà dû affronter des litiges similaires avec Tullow Oil et Java House. Le résultat pourrait soit renforcer la position du Kenya dans la capture de la valeur générée localement, soit introduire une nouvelle couche d’incertitude fiscale qui pourrait dissuader certains investisseurs.
Parallèlement, cette mesure intervient dans un contexte où les startups africaines cherchent à sécuriser leurs pipelines financiers. Fincra, par exemple, vient d’obtenir la licence Enhanced Payment Service Provider de la Banque du Ghana, lui permettant de collecter et traiter directement les paiements en cedis ghanéens.
Un bras de fer européen autour des parts de Delivery Hero
De l’autre côté du continent, Prosus, la filiale d’investissement de Naspers, est en pleine bataille avec l’Union européenne concernant ses parts dans Delivery Hero. En 2025, Prosus avait accepté de réduire sa participation dans cette plateforme allemande de livraison de repas pour respecter les conditions anti-trust de l’UE.
Cependant, Prosus semble maintenant vouloir revoir cet accord. La raison ? Une possible guerre des enchères pour le rachat de Delivery Hero, avec Uber et DoorDash en lice. Si la valorisation de l’entreprise augmente, Prosus pourrait perdre des gains potentiels importants en cédant ses parts trop tôt.
Cette situation illustre les tensions croissantes entre les régulateurs européens et les géants africains de la tech, alors que ces derniers cherchent à consolider leur position sur le marché mondial.
Rédigé avec l'aide de l'IA. Relu et édité par la rédaction AfricanCEO.
Source: techcabal.com