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Comment un champ de manioc au Nigeria est devenu une machine à crédit de 6,8 millions de dollars

Un entrepreneur nigérian transforme les données agricoles en leviers financiers pour les banques et les commerçants.

En 2015, Alexander Zanders se tenait sur un terrain de 2 000 acres dans l’État d’Oyo, au Nigeria. Ce cadeau de sa grand-mère coïncidait avec son intérêt croissant pour l’agriculture. Les traces de farine de manioc le long des routes lui ont révélé un potentiel commercial immédiat : une chaîne d’approvisionnement locale qu’il pourrait intégrer. Son objectif initial ? Construire une usine de transformation du manioc pour profiter de la demande locale.

Mais le destin en avait décidé autrement. La dévaluation brutale du naira a rendu l’importation de machines industrielles impossible. Zanders, contraint de revoir ses plans, a acheté 100 acres et lancé une expérience audacieuse : fournir des intrants à crédit à 15 agriculteurs locaux. Les résultats ont été spectaculaires : les rendements des cultures ont triplé, les revenus des agriculteurs ont doublé. Plus important encore, Zanders a découvert comment extraire des signaux financiers cachés dans les données agricoles.

De l’agriculture à la fintech

Avant de se lancer dans l’agriculture, Zanders était un entrepreneur aguerri. Fondateur d’une entreprise d’exportation générant 15 millions de dollars de ventes, il avait aussi tenté sans succès une aventure immobilière. Sa passion pour l’agriculture a été ravivée lors d’un voyage aux États-Unis, où il a découvert l’échelle industrielle de la production alimentaire. De retour au Nigeria, il a décidé d’exploiter ce potentiel.

Cependant, la crise économique nigériane de 2016 a bouleversé ses plans. Incapable d’importer les équipements nécessaires, il a passé trois ans à voyager à travers le continent pour comprendre les besoins agricoles africains. En 2019, il a fondé UfarmX, une plateforme qui évalue la solvabilité des agriculteurs grâce à des données propriétaires, permettant aux détaillants agroalimentaires d’accorder des crédits pour les intrants.

Le laboratoire agricole

Lors du confinement de 2020, Zanders a repris ses projets agricoles avec un nouveau regard. Initialement conçu pour connecter la diaspora africaine à des terres locales, son projet a été détourné par un litige familial. Il a alors acheté 100 acres et commencé à cultiver du manioc, du maïs et du soja. Ses rendements ont dépassé ceux des agriculteurs locaux, non pas grâce à de meilleures pratiques, mais parce qu’il avait accès à des semences de qualité et résistantes à la sécheresse.

Cette expérience a été le catalyseur de UfarmX. Aujourd’hui, la plateforme a facilité plus de 6,8 millions de dollars de transactions pour 10 000 agriculteurs au Nigeria, au Sénégal et en Libéria. Elle ne prête pas directement, mais transforme les données rurales en notes de crédit pour les banques et les commerçants.

UfarmX illustre comment l’innovation peut émerger des contraintes. En transformant les défis économiques en opportunités, Alexander Zanders a ouvert une nouvelle voie pour l’agriculture africaine : celle où les données deviennent le carburant de la croissance financière.

Rédigé avec l'aide de l'IA. Relu et édité par la rédaction AfricanCEO.

Source: techcabal.com

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