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Alma Asinobi : Comment une architecte nigériane est devenue une nomade digitale

Une carrière en architecture qui ne paie pas les voyages, une prise de conscience et un pivot vers le numérique

En 2020, Alma Asinobi réalise que son métier d’architecte ne lui permettra pas de financer le mode de vie nomade qu’elle désire. Diplômée de Covenant University à Ota, dans le sud-ouest du Nigeria, elle fait le calcul : un salaire de junior architecte à Lagos (entre 124 000 et 208 000 nairas mensuels, soit environ 300 à 500 dollars) ne lui permettra pas de voyager comme elle l’entend. Mais cette prise de conscience est aussi le début d’une nouvelle aventure.

Des compétences cachées qui deviennent un atout

En parallèle de ses études, Asinobi développe d’autres compétences : elle gère un blog, lance une petite entreprise de friperie et observe comment les communautés se forment sur les réseaux sociaux. En fin d’année 2020, elle postule pour un poste de rédactrice chez Cowrywise, une startup de gestion d’investissements. Bien qu’elle n’obtienne pas le poste, son profil Instagram attire l’attention d’une responsable des ressources humaines qui lui propose un rôle de stratège en marketing de contenu. « Ma carrière dans la tech a commencé non pas grâce à mes études, mais en mettant en avant les compétences que je possédais déjà », explique-t-elle.

Un premier voyage qui change tout

Le véritable tournant intervient en 2020, lors d’un week-end à Cotonou, au Bénin, coûtant 45 500 nairas (environ 122 dollars). Ce voyage, effectué juste avant le confinement mondial dû à la COVID-19, lui inspire l’idée de créer un guide de voyage. Elle compile ses expériences dans un ebook mis en précommande pendant son séjour. À son retour à Lagos, les ventes ont déjà couvert ses dépenses de voyage. « J’ai réalisé qu’il y avait un manque : beaucoup de gens voulaient ces informations, mais peu les partageaient », confie-t-elle.

La transition vers le nomadisme digital

Pendant le confinement, elle partage ses connaissances sur l’économie des créateurs. Lorsque les frontières rouvrent, elle voyage au Sénégal en novembre 2021 et inonde ses réseaux sociaux de contenu pour se positionner comme une experte du voyage. En janvier 2022, elle quitte son emploi chez Cowrywise pour se consacrer pleinement à la création de contenu. Quelques mois plus tard, elle est recrutée par Kwara, une startup basée à Nairobi et Berlin, spécialisée dans la transformation des coopératives de crédit en banques digitales modernes. Ce poste lui permet de s’installer temporairement à Nairobi grâce à un visa est-africain obtenu en octobre 2022.

La création de Kaijego, une agence de voyage pour Africains

Pour financer son mode de vie nomade, Asinobi décide de créer une entreprise de voyage. Elle organise des voyages sur mesure, allant des lune de miel aux escapades, tout en fournissant des informations sur les demandes de visa. Ses revenus en devises étrangères chez Kwara lui permettent d’épargner sans subir les fluctuations du naira. En décembre 2022, elle lance Kaijego, une agence de voyage qui répond à un besoin spécifique : aider les Africains à voyager malgré leurs craintes (voyager seul, refus de visa, complexité de l’organisation). Le nom Kaijego, inspiré de ses racines igbos, signifie « allons-y » et « nous sommes partis ».

En mars 2023, Kaijego organise son premier voyage de groupe à Beyrouth, au Liban. Asinobi a non seulement transformé sa carrière, mais elle aide désormais d’autres Africains à réaliser leurs rêves de voyage.

Une leçon pour les entrepreneurs africains

L’histoire d’Alma Asinobi illustre comment une prise de conscience, couplée à des compétences transversales et une volonté de résoudre un problème concret, peut mener à une réussite inattendue. Son parcours montre également l’importance des revenus en devises stables pour les entrepreneurs africains confrontés à l’instabilité monétaire locale.

Rédigé avec l'aide de l'IA. Relu et édité par la rédaction AfricanCEO.

Source: techcabal.com

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